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Tome premier.
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4 I 8 DISCOURS IT OPINIONS.

pas été prolongée par une loi ou par une ordon-nance.

M. le ministre des affaires étrangères fait observer ici, quece point a été jugé par la cour de cassation, qui a décidé quele code militaire continuait à être en vigueur.

Je réponds à un ancien ministre de la justice, àun ancien magistrat, ce quil sait sans doute mieuxque moi, que la cour de cassation par sa loi din-stitution nest appelée à juger que des questions decompétence.... La cour de cassation a pu parlerdes tribunaux militaires actuels comme existant,parce que cest un fait ; mais elle na jamais reconnupar un arrêt leur existence en droit, elle na jamaisdit quelle était légale. Ainsi les conseils de guerreactuels sont sous le poids de la loi qui les a sup-primés; dailleurs,cette suppression a été dans les-prit des législateurs qui les ont institués; ces lé-gislateurs ont cru que, la guerre étant terminée, lestribunaux ordinaires suffiraient pour juger les mi-litaires comme les autres citoyens; je ne dis pasque cela fût bien, mais cest lidée qui a dominéles législateurs de cette époque. Dautres législa-teurs ont couru la même idée; vous le trouverezdans Blackstone, qui sétonne de ce que les Anglais ont une loi martiale; il dit que la loi martiale est né-cessaire en temps de guerre parce quon na pas levoisinage des tribunaux, mais que il y a destribunaux la loi martiale est inutile; je sais fortbien que les principes de la législation anglaise nesont pas applicables à une puissance continentale