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Tome premier.
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Discorrns et opinions.

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Cest une erreur, messieurs, et cette erreur vientdu vicieux emploi quon a fait du mot dégrèvementdans la rédaction du projet de loi de finances. As-surément, sil ne sagissait que dun simple dégrè-vement, quelque considérable quil fût, personnene serait autorisé à réclamer contre les modifica-tions que cette mesure ferait éprouver à lexercicedes droits politiques. En effet, le dégrèvement seprésente comme réparation dune injustice. Cétaità tort que certains contribuables étaient cotisés àdes sommes disproportionnées avec leur revenuréel; cétait par conséquent à tort quils figuraientdans les listes délecteurs et déligibles. Le tort estréparé. Ils paieront moins à lavenir; ils ne serontplus électeurs ou éligibles. Rien de plus juste;mais un dégrèvement par lui-même ne supposepas que la somme totale de la contribution soitdiminuée ; il suppose seulement une répartitionplus équitable. Dans cette hypothèse, si ceux quiétaient cotisés trop haut vont payer moins , parcompensation les contribuables cotisés trop basviendront à payer davantage. Il y aura dès-lors denouveaux électeurs et de nouveaux éligibles. Ceque les listes perdront dun côté, elles le gagne-ront de lautre. Le résultat définitif sera le même.

Il nen est pas ainsi, messieurs, dans la circon-stance nous nous trouvons. Ici, il y a dégrève-ment pour lin certain nombre de départements,sans quil y ait aggravation pour les autres; laFrance reçoit le bienfait non-seulement dun dé-grèvement, mais encore dune modération de lim-