SUR LA MORT DU GÉNÉRAI. I'ÜV. /((> Iépée et le souvenir de sa vie ; une épouse digne de lui,cinq enfans en bas âge, tels sont les objets chéris qu’illègue à la France , et que recueillera avec une religieusedouleur la reconnaissance nationale.
La mort de cet illustre orateur u’est pas seulementune perte pour le pays qui l’a vu naître; sa gloire appar-tenait à la civilisation, dont il a soutenu les droits; sondeuil sera porté par les deux mondes.
Ftienne,
son ancien collègue et son ami.
VIII.
j\I. KÉRATRY.
Il y a de l’écho en France , quand on y prononce lesmots d’honneur et de patrie, disiez-vous il y aurabientôt sept ans à cette tribune, qui reçut de vous unenouvelle puissance , orateur citoyen , aujourd'hui ombrevénérée ! Je ne saurais mieux décrire ce qui se passemaintenant en France , et mieux exprimer le sentimentprofond, unanime, dont votre perte nous pénètre, qu’envous empruntant à vous-même des paroles immortellescomme l'honneur de notre pays. C’est à vous que je lesapplique ; car votre nom, accompagné d'un cri de dou-leur , retentit dans ce moment des Pyrénées aux bordsdu Rhin , ainsi que dans la journée du ap novembre ilparcourut l’immense Paris pour serrer d’effroi nos cœurs;ainsi que le lendemain , avec l’inflexible force d’une tristeconviction , il se mêlait aux sanglots de cent millehommes qui, sans-recourir au luxe mondain des dou-leurs de commande , sous un ciel rigoureux , formaientvotre cortège funèbre.