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A l’époque tertiaire.
charbon.» Ce savant croit avoir découvert un second gi-sement du même genre à Billy, près de Selles-sur-Cher(Loir-et-Cher ), où l’on exploite à la base du calcaire deBeauce une couche ossifère contenant des restes de ta-pirs, d’amphicions, des ruminants, etc. « Or, dit-il, il« existe au milieu et au-dessous de ces ossements des« silex noirs, fendillés, craquelés, comme ceux de Thenay,« sur lesquels je crois apercevoir des traces de l’action de« l’homme. » Pour être certain que ces silex ne prove-naient pas d’éhoulements superficiels, M. Bourgeois a faitcreuser un puits, et à B mètres de profondeur environ,il a atteint la couche d’argile inférieure au calcaire deBeauce dans laquelle il a trouvé des silex qu’il considèrecomme taillés
L’âge géologique de ces silex n’est pas douteux. Maisont-ils réellement été travaillés par l’homme? Beaucoupde savants se refusent à le croire. Les formes de ces silex,disent-ils, sont trop peu accentuées. D’autres fort com-pétents, soutiennent au contraire que ces formes sontsuffisamment caractérisées, et cette opinion s’est assezfortement prononcée pour que M. Hamy ait dit, en fai-sant un résumé du sujet qui nous occupe, et en parlantdes silex de Saint-Prest * : « M. Bourgeois possède des« pièces de cette provenance qui sont de nature à con-« vaincre les plus incrédules. Aussi l’âge de FElepIm« meridionalis est-il entré de plain-pied dans la science,4 grâce à ce patient observateur. »
1 Matériaux, ele., 1809, p. 298.
* ('•(nette hebdomadaire de médecine eide c hirmyie, 1808, I. V, p. 1.
M. Jourdy a également publié un résumé sur ce même sujet sous
nom de : Les Restes les plus anciens de l’homme, Mhilooaphie po-*itive d’octobre 1869 à janvier 1870.