de fer de Lausanne la présence de cette ligne anticli-nale 1 .
En mesurant la direction prise par cette ligne sur lesdeux côtés du chemin de fer, on obtient, disent-ils, ladirection SO — NE. Cette direction irait aboutir au lacde Constance . C’est exactement la direction de l’axe anti-clinal tracé sur la carte de M. Studer, et ils ajoutent :« C’est en cet endroit, semble-t-il, que les couches in-férieures de la molasse poussées latéralement par lesAlpes et arrêtées par le Jura , ont cessé de se redresser.»
D’après M. Studer 2 , cette ligne traverse toute la Suisse presque sans interruption à dix kilomètres environ desAlpes calcaires. Il la regarde comme une preuve de lapression latérale exercée par les Alpes sur le sol tertiaireet cette origine se lie pour lui au fait très-connu de lasuperposition des terrains crétacés ou jurassiques sur lesterrains tertiaires, lait qui se voit sur une grande lon-gueur dans la chaîne extérieure des Alpes .
M. Studer a donné plusieurs sections des couches quiforment la ligne anticlinale qui nous occupe maintenant,à la Falkentluhe, à Escholzmatl, etc.
M. Kauffmann, en 1860, dans son travail sur la mo-lasse 3 , a légèrement modifié la direction qui était assignéeà cette ligne sur la carte de MM. Escher et Studer. Laprincipale modification consiste en ce qu’il la fait passerà Marbach, près des sources de l’Kmme; la différence estpeu grande. Il a observé également une autre ligne anti-clinale plus rapprochée k des montagnes calcaires que
1 Bulletin delà Société vaudoise, 1859, 7 décembre, N°47.
* Geolog . der Schweii, t. Il, p. 174.
3 Mémoire* de la Société helvétique de* sciences naturelles ,1860.