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voit presque chaque molécule du corps se séparer ducorps principal. La séparation est tellement violentequ’on croit voir des explosions. Les deux parties ducorps se meuvent en sens opposés. Sous cette formede l’expérience, il est facile de reconnaître que lasolution a lieu du côté opposé à celui où le corps sedirige. Pour aviver ce mouvement, on n’a qu’à seservir d’une solution non concentrée.
Ce même genre de mouvement pulsateur, quirévèle, à ce qu’il me semble, la vraie cause du mou-vement gyratoire, se retrouve dans les deux sub-stances peu solubles du « bleu alcalin 3 B » et du« bleu de rosaniline ». A l’œil nu et sans grossisse-ment, on peut suivre le mouvement des petits mor-ceaux, le moment où quelques petites particules s’endétachent d’un côté ou de l’autre, et le rapport approxi-matif des masses et des vitesses relatives.
Dans un mélange non homogène, non agité d’eauet d’une solution concentrée de sel de cuisine, lephénomène est moins énergique et, pour cette raison,plus instructif. Au moment même où le corps arriveà la surface, on voit (et surtout en projection) le mé-lange de sel et d’eau s’effectuer à l’aide de mouve-ments qui ont lieu au sein même du liquide. Desstries colorées, séparées par des couches transparentes,partent du point où se trouve le corps. Ces stries sontle plus mince du côté du corps ; elles sont mieuxdéveloppées et plus stables quand le corps lui-mêmereste en place, collé ou retenu contre la paroi duvase, par exemple. Dans cette position, on voit ensuitel’eau du fond se mouvoir contre le corps, s’approcherplus vivement de lui, pour partir ensuite le long dela surface dans une direction quelconque. Le sens de