qui m’était offert. Mais sollicité de plusieurs côtés, presséde revenir de ce premier refus, je me décidai enfin à mecharger encore de cette mission, sous la condition expressede ne pas avoir personnellement à diriger l’exposition surles lieux. En conséquence, après avoir pris connaissancede mon rapport au Département fédéral du commerce et deschemins de fer, vous me fîtes l'honneur de me désigner, le7 juillet 1875, en qualité de Commissaire général pour l’ex-position de Philadelphie .
Le 25 du même mois, je pris la liberté de vous déclarerque j’acceptais ma nomination, en vous exposant les motifsqui m’y avaient décidé et en vous remerciant de la confianceque vous aviez bien voulu m’accorder encore une fois, con-fiance à laquelle j'étais résolu de répondre autant qu’il seraiten mon pouvoir.
Dès le moment où je crus devoir consentir à accepter cesfonctions, je m’appliquai à trouver le personnel nécessaire,afin d’être en mesure d’ouvrir les bureaux, conformément àvos instructions, le 1 er août 1875. Il va de soi que je devaistenir à m’entourer d’employés à qui la langue anglaise filtfamilière, et qui eussent au moins une certaine connaissancede l’Amérique du Nord et de ce qui s’y rapporte. Il esttoujours difficile de gagner des gens capables pour des fonc-tions temporaires; on ne quitte pas volontiers le'certain pourl’incertain, et l’on craint d’avoir ensuite quelque peine à re-trouver sa voie; mais dans le cas particulier les difficultésétaient doubles à cause des exigences de la situation. Néan-moins elles furent levées, et très heureusement, ce que jeconstate ici avec une satisfaction toute particulière.
D’après les instructions que j’ai reçues, je dois en quit-tant mes fonctions, vous adresser un rapport administratif,et pourvoir à ce qu’il soit accompagné des rapports techniquesspéciaux.
J’ai l’honneur de vous soumettre aujourd’hui le rapportadministratif et d’y joindre les rapports spéciaux suivants:
A. Rapport de Mr. A. Giildy de St-Gall , que vous aviez
nommé membre du jury international pour la division