CULTURE RU PIN MARITIME
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que temps leur existence ; un silence glacial peuple ces lieux, quel-ques jours avant si gais, si animés, si pleins de cet épanouissementde la nature.
Les forêts de pins perdent sans doute de leur vie et de leur acti-vité, mais jamais elles ne se déparent; une verdure éternelle lescouronne et sous un épais manteau de neige se voit toujours le dômevert qui ne disparaît qu’avec l’existence de l’arbre.
Les cellules de la feuille sont essentiellement actives ; s’appro-priant les principes gazeux de l’atmosphère qu’elles élaborent dansleur parenchvrne vert, elles rejettent les éléments aériformes quiremplissent inutilement le végétal ; il se constitue ainsi une véritablerespiration, ce qui faisait appeler par le savant docteur Schacht,« les feuilles, les poumons de la plante. »
Par leur décomposition, après leur chute sur le sol, les feuillesproduisent un terreau très-fécondant et dont la surface est employéeà la confection des fumiers dans la Gascogne. Thaër a reconnu quel’engrais produit par la décomposition complète des feuilles de pinsrésineux, loin de le céder en rien à celui qui a été fait avec de lapaille, a sur celui-ci des avantages, parce que ces feuilles contien-nent beaucoup plus de principes fertilisants que la paille. Pour enjuger, je vais exposer les résultats produits par l’analyse chimiquesur les pailles de froment, et de seigle et sur les feuilles de Pin mari-time. Il sera facile à un agriculteur de s’apercevoir que ces dernièrescontenant plus de principes azotés que les pailles, elles doivent leurêtre préférées pour litière :
Jonhslon.
Sprengel.
KoussinganU.
Potasse.
125
0
92
Soude.
9
8
9
Chaux.
07
08
85
Magnésie. . ..
59
9
50
Oxide de fer el alumine. .
15
20
10
Aride pbosphorique. . . .
51
49
5I
— sulfurique.
58
11
10
Silice.
054
810
(>?{)
Chlore.
il
'1,000
9
1,000
0
1,000
Voici maintenant l’analyse de la paille de seigle donnée par■lonhston et Sprengel :