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Traité de la culture du pin maritime comprenant des études sur la création des forêts, leur entretien, leur exploitation et la distillation des produits résineux / par Eloi Samanos
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CULTURE DU ['IN MARITIME

de repasser, quand le terrain est boursouflé de mottes d’herbes oude bruyères, comme il arrive dans les Landes ; car alors la charruene peut, par un premier passage, briser les blocs de terre qu’ellene fait que soulever ; un bon hersage succède toujours à cette opé-ration, et le semis se fait ensuite. Le recouvrement de la graine ter-mine ce travail. J’alterne toujours 1 mètre de labour avec 5 mètresde vide; ce qui me donne toujours 6 mètres d’espacement entrechaque raie d’arbres, distance qui me paraît suffisante.

On comprendra qu’il est assez difficile de fixer sur cette espècede semis le montant du prix de revient par hectare ; plusieurs cir-constances, qui ne peuvent toutes être prévues ici, peuvent le fairevarier et l’influencer trop vivement : la qualité du terrain, les con-ditions dans lesquelles il se trouve, sont des causes du changementde ces prix. Cependant, nos expériences personnelles, faites dans desconditions très-variées, nous ont démontré que le coût du semis àla charrue fait, comme nous l’avons expliqué plus haut, variait de14 à 17 francs l’hectare.

Je l’ai dit précédemment et je ne crains pas de l’affirmer, cemode de semis est, d’entre tous les autres, celui qui donne les plusbeaux produits ; car, examinant les qualités du sol au point devue de la végétation, il est évident qu’un terrain meuble et biendivisé offre au développement de la graine des avantages bien plusappréciables qu’un sol compacte et tenace ; sur un sol meuble, laradicule du pin s’enfonce facilement et va puiser dans le sein de laterre les aliments nécessaires à l’entretien de la plante qu’elle doitdésormais nourrir ; aucun obstacle ne s’opposant à son développe-ment, la tigelle croît avec une aisance et une énergie qui se trahis-sent bientôt à l’extérieur par une verdeur que rien n’égale, car latexture herbacée du jeune pin, au début de son existence, s’étendavec bien plus de facilité dans un sol dont la ténuité ne peut luiêtre un obstacle. 11 n’en est point ainsi dans l’embryon qui se dé-veloppe sur un sol compacte et non préparé, la germination se faitavec lenteur; la ténacité du terrain empêchant la facile formationdes organes du jeune plant. Les premières années qui suivent lesemis sont ainsi le temps d’une végétation pénible, laborieuse, d’unelutte incessante entre le sol et le jeune pin. J’ai expérimenté cesprincipes sur un sol argilico-siliceux d’excellente qualité, qui nepouvait, par sa trop grande déclivité, être mis en culture. Je fis