(N. 10 , P . 17 .) ENTRE LES LACS DE THUN ET DE LUCERNE . 3 9 5
5 . Cardium productum Sow.P (gd 7). Très voisin de l’espèce de ce nom qu’ontrouve à Gosau , et qui est représentée à la suite du mémoire de MM. Sedgwick etMurchison. Geol. Trans. II.
6. Cardium (io 27). Moins bombé que le précédent, équilatéral, orbiculaire.
7. Astarte ? (gd 2). Ressemble à VA. mtida Sow., avec des rides d’accroisse-ment très distinctes et serrées.
8. Pholas? (io 23 ). Coquilles très bombées, à peu près cylindriques, à strieslongitudinales très fines, la séparation des valves très peu distincte. L’intérieurde ces cylindres est rempli de sable grossier ou de chaux carbonatée, dont l’axede cristallisation est parallèle à celui du cylindre. Longueur 2 à 3 pouces ; épais-seur 7 lignes.
9. Turbinolia (io 3 o), Ressemblant à l’espèce assez commune dans le terraincrétacé des Alpes occidentales.
10 . Lithodendron granulosum Goldf. (io 24). Ne paraissant pas différer decette espèce que l’on trouve dans le terrain analogue de l’Abtenau .
Ces fossiles font naître de nouvelles difficultés pour la classification de ces ter-rains.Les rochesdu Brienzergræte et leur continuation dansla MelchAlpnous pa-raissaient devoir être rapportées à l’étage inférieur de la craie, ou au calcaire àSpatangues. Ici nous trouvons immédiatement sur le terrain jura-liassique descouches à fossiles d’apparence tertiaire, et le système de couches qui les renfermeparaît être le même que celui que nous avons trouvé supérieur au calcaire à Hip-purites et associé à des houilles sur les montagnes de Beatenberg et de Uabke-ren. Nous sommes donc réduit à admettre, ou que ces roches de la chaînedu Titlis représentent réellement cet étage supérieur de la craie, qui dans cette lo-calité reposerait immédiatement sur le terrain jura-liassique; ou que les fos-siles d’apparence tertiaire n’appartiennent pas exclusivement à l’étage supérieurou au calcaire à Nummulites, mais peuvent bien aussi se trouver au milieu ou àla base même du système crétacé.
4. Groupe du Faulhorn.
La masse de montagnes limitée par la vallée de Meyringen, le lac de Brienz ,la vallée de Lauterbrunn et le terrain feldspathique du Schreckhorn et de laJungfrau se présente comme un plateau très élevé, en pentes abruptes ou trèsroides, dont la surface porte des chaînes peu régulières qui se ramifient de touscôtés. La seule vallée de la Lutschinen perce jusqu’au centre de ce plateau et yaboutit au fond riant et évasé de Grindelwald , qui doit peut-être son origine àun enfoncement de la partie moyenne de ce grand massif. Les autres torrents,qui prennent leur source dans ces montagnes, se précipitent presque tous en cas-cades dans la vallée de l’Aar ; ce sont : le Reichenbach, l’Oltschibach et le Gies-bach, dont la beauté pittoresque est si célèbre.
Soc. uéol. — Tom. 3. — Mém. n° 10 .
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