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Italie méridionale : Sicile, Sardaigne et excursions à Malte, Tunis et Corfou : manuel du voyageur / K. Baedeker
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386 IV. R. 43.

CARTHAGE.

Environs.

II. Belvédère. El-Abiana. Un autre point île vue im-portant, surtout au coucher ilu soleil, est le Belvédère , chaîne decollines à 3 / 4 dh. au N. de la ville, par une bonne route qui part dela porte Bah el-Khadra (pl. 5) et que dessert un tramway (p. 382).A Va h. du Belvédère est le village del-Ariana, renommé pour sesroses, mène l'omnibus mentionné p. 383.

III. Bardo. La Manouba. A 3 kil. au moins au N.-O. doTunis se trouve leBABno, lon va en ch. de fer delà «gare italienne»(>/ 4 dh. ; 55, 35 et 20 c.), par le tramway jusquà la porte Bab Saa-doun (pl. 6) et ensuite à pied, en '/ 2 h., par un joli chemin, ou mieuxen voiture particulière. Le Bardo est un amas de constructionsen partie démolies, avec un palais du bey qui tombe en ruine. 11 ya une salle le bey rend Injustice, et les condamnations à moitsont exécutées immédiatement, par pendaison, sur une place voisine.La salle du trône est en restauration. Cartes pour la visite au pa-lais de Tunis (p. 385). A dr. de lentrée, le muser. Aloui, il y abeaucoup de mosaïques romaines; il est ouvert tous les jours, ex-cepté le lundi, de 9 h. à 11 h. et de 1 à 5 ou 2 à 6. A côté du Bardoest lanc. château de plaisance de Kassar-Saîd, qui a de curieuxlits de parade orientaux. 6 kil. plus loin, la Manouba, groupede villas arabes eu ruine, il y a des sources thermales. Près deaussi, un anc. aqueduc carthaginois, qui approvisionne Tunis dexcellente eau des sources de Zaghouan (p. 388).

IV. Carthage. Sidi-bou-Saïd . Lexcursion aux ruinesde Carthage demande pour le bien une journée. Rafraîchissements auGr.-H. de. Carthage ou Gr.-ll. St-Louis, mais mieux vaut prendredes provisions. On y va par le ch. de fer de la Goulette, qui a deuxlignes, une directe, de 16 kil., et une indirecte, de 24 kil., par cl-Aouina, la Marsa (p. 388), la Malka-St-Louis, Carthage, Khram,Khérédine et Nouvelle-Goulelte. On prend un billet daller et re-tour pour la Marsa (2 fr. 50, 1 fr. 75 et 95 c.) et lon descend à laMalka, pour repartir de la Marsa. On peut se procurer à la missionun bon plan des environs de Carthage (50 c.) et des photographies.Un guide nest pas indispensable.

Carthage , en lat. Carihago , fut fonde'e vers 880 av. J.-C. par les Phé-niciens (Didon ) et sappela dabord Karthada, c.-à-d. Ville Neuve. LesCarthaginois commencèrent dès le vi e s. à étendre leur domination surla partie O. de la Méditerranée et furent avec les Grecs en Sicile dès480, avec les Romains dès 264. Carthage fut vainement assiégée par Aga-thocte de 310 à 307 et fut menacée par le consul romain Régulus en 255,dans la première guerre punique. Elle fut prise et détruite par Scipion Emilien en 146. Auguste y établit une colonie romaine, qui, grâce à sasituation favorable et à la fertilité des environs, fut bientôt la troisièmeville de lempire. Des écoles de Carthage sortirent Tertullien et St Au-gustin. Prise en 439 par Genséric , Carthage devint la capitale de lem-pire des Vandales, auquel Bélisaire mit lin en 533. La domination desempereurs dOrient fut ensuite anéantie à son tour par les Arabes , en647, et la ville détruite définitivement. Ces destructions répétées et leschangements considérables qua subis le ierrain font quil nest pas pos-