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CARTHAGE.
Environs.
II. — Belvédère. El-Abiana. — Un autre point île vue im-portant, surtout au coucher ilu soleil, est le Belvédère , chaîne decollines à 3 / 4 d’h. au N. de la ville, par une bonne route qui part dela porte Bah el-Khadra (pl. 5) et que dessert un tramway (p. 382).A Va h. du Belvédère est le village d’el-Ariana, renommé pour sesroses, où mène l'omnibus mentionné p. 383.
III. — Bardo. La Manouba. — A 3 kil. au moins au N.-O. doTunis se trouve leBABno, où l’on va en ch. de fer delà «gare italienne»(>/ 4 d’h. ; 55, 35 et 20 c.), par le tramway jusqu’à la porte Bab Saa-doun (pl. 6) et ensuite à pied, en '/ 2 h., par un joli chemin, ou mieuxen voiture particulière. Le Bardo est un amas de constructionsen partie démolies, avec un palais du bey qui tombe en ruine. 11 ya une salle où le bey rend Injustice, et les condamnations à moitsont exécutées immédiatement, par pendaison, sur une place voisine.La salle du trône est en restauration. Cartes pour la visite au pa-lais de Tunis (p. 385). A dr. de l’entrée, le muser. Aloui, où il y abeaucoup de mosaïques romaines; il est ouvert tous les jours, ex-cepté le lundi, de 9 h. à 11 h. et de 1 à 5 ou 2 à 6. A côté du Bardoest l’anc. château de plaisance de Kassar-Saîd, qui a de curieuxlits de parade orientaux. — 6 kil. plus loin, la Manouba, groupede villas arabes eu ruine, où il y a des sources thermales. Près de làaussi, un anc. aqueduc carthaginois, qui approvisionne Tunis d’excellente eau des sources de Zaghouan (p. 388).
IV. — Carthage. Sidi-bou-Saïd . — L’excursion aux ruinesde Carthage demande pour le bien une journée. Rafraîchissements auGr.-H. de. Carthage ou Gr.-ll. St-Louis, mais mieux vaut prendredes provisions. On y va par le ch. de fer de la Goulette, qui a deuxlignes, une directe, de 16 kil., et une indirecte, de 24 kil., par cl-Aouina, la Marsa (p. 388), la Malka-St-Louis, Carthage, Khram,Khérédine et Nouvelle-Goulelte. On prend un billet d’aller et re-tour pour la Marsa (2 fr. 50, 1 fr. 75 et 95 c.) et l’on descend à laMalka, pour repartir de la Marsa. On peut se procurer à la missionun bon plan des environs de Carthage (50 c.) et des photographies.Un guide n’est pas indispensable.
Carthage , en lat. Carihago , fut fonde'e vers 880 av. J.-C. par les Phé-niciens (Didon ) et s’appela d’abord Karthada, c.-à-d. Ville Neuve. LesCarthaginois commencèrent dès le vi e s. à étendre leur domination surla partie O. de la Méditerranée et furent avec les Grecs en Sicile dès480, avec les Romains dès 264. Carthage fut vainement assiégée par Aga-thocte de 310 à 307 et fut menacée par le consul romain Régulus en 255,dans la première guerre punique. Elle fut prise et détruite par Scipion Emilien en 146. Auguste y établit une colonie romaine, qui, grâce à sasituation favorable et à la fertilité des environs, fut bientôt la troisièmeville de l’empire. Des écoles de Carthage sortirent Tertullien et St Au-gustin. Prise en 439 par Genséric , Carthage devint la capitale de l’em-pire des Vandales, auquel Bélisaire mit lin en 533. La domination desempereurs d’Orient fut ensuite anéantie à son tour par les Arabes , en647, et la ville détruite définitivement. — Ces destructions répétées et leschangements considérables qu’a subis le ierrain font qu’il n’est pas pos-