12 MUSÉE CENTENNAL DE LA MÉCANIQUE
biles pour l’agriculture, pour les travaux publics, machinesmi-fixes dans les ateliers de tous genres. Dès avant 1850,Lotz avait construit des machines portatives pour le battagedes grains. Mais c’est surtout à partir de 1851 qu’un mouve-ment se fait, en France , en faveur des locomobiles. Çalla,Lotz, Durenne en explosent en 1855. Les appareils à vapeur,presque tous locomobiles, employés au battage du blé, nesont qu’au nombre de 110 en 1853; en 1860, on en compte1000, représentant une puissance de 4000 chevaux, et en1869, 2500, développant 11000 chevaux. A cette époque,de toutes les industries françaises, le battage du blé est cellequi emploie, non sans doute la plus grande puissance, maisle plus grand nombre de machines.
De nos jours, la puissance moyenne des machines à vapieurva s’élevant d’année en année. Les chemins de fer, la naviga-tion, sous l’empire des exigences toujours croissantes ducommerce, réclament, à mesure que l’art de la constructionprogresse, des appareils de plus en plus puissants et de plusen plus économiques : les deux qualités vont ensemble. Lesusines génératrices d’électricité, qui, en France du moins etdans les conditions actuelles, sont en très grande majoritétributaires de la vapeur, fondent l’économie de leur exploita-tion sur l’emploi d’unités aussi puissantes que possible. Lanécessité de concentrer l’activité ouvrière dans de grandsétablissements n’a fait que s’accentuer pour beaucoup d’in-dustries. Enfin, le problème de la division de la puissancemécanique est entré dans une voie nouvelle, grâce au moteurélectrique, dont la liaison avec la source d’énergie est sisouple, réduite à un fil ou à un contact glissant. C’estdonc spécialement vers la construction et le perfection-nement des machines à vapeur de grande puissance quese sont portés, dans ces dernières années, les efforts desingénieurs.
Le tableau suivant, dans lequel on a arrondi les nombresdes statistiques officielles, donnera une idée de ce qu’est