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sur les officiers d’un grade eleve, particuliere-ment sur ceux qui, ayant fait la Campagne dePortugal, sous le duc d’Ahrantes, etaient plus ätmeme de se representer toutes les peines et tousles desagremens qu’entrainerait la nature de laguerre qu’on allait entrepfendre. D’autres offi-ciers, et ils etaient en majorite, avides de gloireet de dangers, souriaient des craintes qu’on ma~nifestait, et traitaient d’exageration toutce qu’ondebitait sur le Portugal .
Cette correspondance, ou plutöt les supposi-tions dont eile fut le pretexte, produisirent unmal veritable, en faisant naitre de vives dissensionsdont les resultats faillirent etre si funestes. Qu’ondoive en attribuer la cause ä des inquietudes per-sonnelles, ou a une ramification des Philadel-plies, toujours est-il vrai qüe depuis Orense jus-qu’ä la declaration d’Argentou , les memes per-sonnes nous paraissent avoir cherche ä inlluersur les evenemens de la Campagne en agissantsur le moral de l’armee, ou en contrariant lesoperations par des lenteurs, force d’inertie sipuissante ä la guerre, et d’autant plus dange-reuse qu’elle n’a point le caractere d’une deso*beissance positive.
La loyaute du marechal Soult etait loin desoupconner lamoindre intrigue; toutes ses pen-sees etaient tournees vers les moyens de pacifierla Galice et de soumettre le Portugal .
Si le marechal employait la force contre les