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cette ville, qui est bätie sur la rive droite duDouro , ä une lieue de son enibouchure, et surle penchant sud de la colline qui nous en sepa-rat, aussi-bien qu’une armee nombreuse com-mandee en chefpar l’eveque de cette ville, ayantpour lieutenans les generaux portugais Perela etde Lima.

Porto, qui compte de soixante ä soixante-dixmille habitans, est une ville ouverte; mais, ä lanouvelle de l’entree des Francais en Portugal , onavait concu le projet de former autour un campretranche qui serait le boulevart du royaume.Des lors des ofliciers du genie, portugais et an-glais, s’etaient occupes ä reunir a l’avantage dela position, tout ce que l’art a invente pour ladefense d’un camp. (Planche, N° III.)

La droite s’appuyait au Douro , au delä de laroute qui conduit d’O-Porto a Vallongo et Ama-rante; etlagauche,aux fortsde laFozetdeQuejo,silues sur le bord de la mer. Tous les passagesetaient retranehes , des ouvrages fermes et pa-lissades flänquaient les points faibles; les som-mites etaient fortifiees ; on distinguait surla prin-cipale hauteur qui dominait la route par laquellenous arrivions , une grande redoute sur laquelleetaitunpavillon : ces divers retranchemens etaientlies entre eux par des fosses palissades, par desabattis, et ils etaient armes de deux cents piecesde canon, la plupart de gros calibre. Sur ladroite, un monticule en avant de la baye de Ma-