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Chaves , et qu’apres un siege de huit jours, lecommandant Messager s’etait vu force de söus-crire ä une capitulation, portant qne la garnisonet les malades seraient prisonniers et conduits äLisbonne . Dans cet etat, le droit de la guerre etle droit des gens garantissaient l’existence de cesFrancais, cependant beaucoup furent massacresdans le trajet.

Silveyra, enhardi par la reprise de Chaves sur une garnison de cent hommes, s’avancait,precede par des emissaires qui repandaient lebruit que, du 12 au i5 avril, il viendrait prendreson cafe dans Porto . Comme une autorite dupays rapporlait devant nous cette bravade au ma-rechal, S. Exc. lui dit de faire savoir a ce ge-neral qu’il se chargeait de fournir le sucre. Plai-santerie qui contribua ä tranquilliser les partisansdes Francais peut-etre plus qu’unsucces militaire.

Le marechal, par la prise des places du Minoet la jonction de ce qui etait ä Tuy, allait setrouver en mesure de continuer ses operations.II fallait donc battre Silveyra de teile maniere,qu’il fut dans l’impossibilite de nuire ; cela etaitd'autant plus necessaire, que sa proximite et sesbravades pouvaient avoir sur 1’opinion publiqueune influence dangereuse.

Le general Delaborde partit le i4 d’O-Porto,avec le reste de sa ditision et dix pieces de ca-non. Le marechal mit sous ses ordres la divisionprovisoire du general Loison, et celle que le ge-