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malsaine, tombemalade. II demande au gouver-neur de le faire transferer au milieu d’un air pluspur en prenant toutes les precautions de sürelequi lui conviendraient; mais c’est en vain qu’ilsollicite ce leger adoucissement ä ses miseres. Cegouverneur refuse, et lorsque les dignes Espa-gnols qui voulaient le delivrer , etaient parvenusä reunir la soiume que les geöliers demandaient,la maladie du general Francesclii avait fait trop deprogres; la mort planait dejä sur lui, et peuapres il expira.

Ainsi toinba dans la captivite d’un eapucin de-froque, un brave qui, danscent combals, s’etantplusieurs fois trouve au milieu des ennemis, no-tamment laveille dela bataille d’Austerlitz ( 1 ), enetait sorti libre et souvent victorieux. Doue desnobles qualiles du chevalier francais, il se mon-tra toujours, envers les vaincus, genereux et se-courable : au pont d’O-Porto, il se jeta plusieursfois lout liabille dans le Douro , pour arracher aufleuve des victimes; et c’est ä lui qu’il etait re-serve d’essujer toutes les humilialions, tous leslourmens de l’eselavage, et de perir dans un

(i) Cette circonstance de la vie mililaire du generalFrancesehi est une des plus brillantes. Le lendemain de labataille, Napoleon le fit venir pour se faire raconter parlui-meine les details de cette action , et pendant le recit, ildit plusieurs fois , en se frotlant les mains : «bravo , voiläeommc on fait la guerre. »