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à sa disposition des bouches à feu de toutes espèces.L’introduction des obusiers longs serait aussi préférableau maintien des obusiers courts. Une augmentation del’artillerie est absolument nécessaire , les milices non-accoutumées à la guerre, veulent de l’artillerie avecelles et le bon effet moral qu’elle produit ne peut pasêtre contesté. Nous ne manquons pas de pièces enSuisse ; il y a bon nombre de canons de huit, qu’ondevrait conserver; mais il serait alors nécessaire d’aug-menter le personnel des compagnies , ce qui n’offriraitpas de difficultés ; les chevaux se trouveraient égale-ment.
Les roues et les timons de rechange, comme lesaffûts de réserve pour le train devraient être plus nom-breux, et les prolonges, traits et balances au moinsau complet; l’emploi des prolonges semble surtout avan-tageux quand on marche à l’ennemi, pour que les soldatsdu train qui sont exposés au feu sans défense, et souventintimidés par cela même, ne pussent pas partir en lais-sant leurs canonniers à leurs pièces.
Les seaux à réfroidir sont aussi susceptibles d’unperfectionnement comme les caisses d’outils qui renfer-ment beaucoup d’instruments superflus et manquent dequelques-uns très-nécessaires.
L’étoffe dont les sachets des cartouches sont confec-tionnés en Argovie est très-recommandable pour êtregénéralement introduite ; on devrait aussi hâter l’intro-duction des étoupilles à friction. Une inspection scrupu-leuse de toute la munition qui se trouve actuellementdans les Cantons devrait avoir lieu et surtout de lamunition d’artillerie et parmi celle-ci des obus ; beau-coup de celle-ci ne convient pas à l’emploi et il fautque ce vice soit corrigé. 11 serait aussi bon de réfléchirsi le remplacement de quelques boîtes à mitraille par desobus incendiaires dans les caissons des batteries, n’offriraitpas des avantages.