E P IS TR E.
M ADAM E j s appelle auoìr trouué Fan de sepromettre asseure ment immortalité , outre celuyquvne haute Pieté'vous suggéré , que ie sçay bienqui vous ofie les soucis de plaire à d autres chosesqùà Dieu. Cependant ,MAT> A ME Je premierne se doitpoint negliger ,par ce qu il sert mesmesau seconddr cefl quelque chose defire le dignesujet de s beaux vers des Poètes , & des Eloges des>Orateurs. Si tous les Princes en faisoient estât , ilsaymeroient la Vertu leur Gouuernement seroitplein de jufìice dr de miséricorde : leur trône seraitinébranlable : leurs Peuples seroient heureux,drleur régné seroit florissant. Si V. M. me le permet,ie luy expliqueray les figures de ce'Liure, qui por-tent le nom de Tableaux du Trnple des Muses,parce quelles font deffeignèes fur quelques-vnesdes plus illustres Eables de F Antiquité ; mais nonpas fans contenir beaucoup dinflrudlion pour lesmœurs , dr mesmes pour la Politique, dr pour leschoses naturelles ,aufftbien que pour celles de puregalanterie . le commenceray donc par la figure dufrontispice de ce Temple imaginaire y qui sert d'en-trée à cet Ouurage, & ïacheueray tout ïouuragepar la description de celle du palais du Sommeil,d*où sortent de deux portiques différents, les Son-ges faux dr véritables,se Ion lesfidlions des Poètes.
autre ? fans doute ,y auroit fait paroifire plusdlesprit dr plus dinuention ; mais il luy auroit eflèmalaisé dy. apporter plus de foin& celuy que