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Tableaux du temple des muses / par Michel de Marolles
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2§O

S A L M A C I S.

J^uelle image devie ou de fin fias diuerse íM a fie y fente Ile , neutre ayant roulé mes tours ,

Dague -, pendu , noyé, te terminay leur cours.

V irgi- Vn yuoire des Indesteint de rouge d'H efiagne. ] Virgile fait vne telle comparai»l x, son du teint de Lauinie dans son douzième liure de lEneidc. Vn feu secret allu-

« ma dans la blancheur de son teint,vne rougeur qui sépanditsur tout son visage,« pareil à lyuoire indien, si quelqu vn lauoit trempé dans vne teinture decarlate- sanguine, ou tel que les lys, qui rougissent, quand ils se trouuent mestez auec des-- roses ; car c#fut ainsi que de ces deux couleurs, il se sit vn mélange agréable sur« le visage de la Princesse.

'> C ni plurimus ignem ' 1

Subiecit rubor , & cale f ait a per ora cucurrit, r 3

Indtem fiinguineo veluít violauerit ofiro " ; . ,p ~

Si quii ebur , vel mijla rubent 'vbi lili a multaAíba rofit : taies 'virgo d ab a t ere colores.

Catvl- Catulle dans son Epi talame deManlius & de Iulie, fait aussi vne telle comparai-L E. son de la nouuellc Epouse. A cette heure il est permis au mary d entrer. Lépou*« se est dans fa chambre, son beau visage éclate comme la fleur blanche fle par*« thenice, iointe au pauot vermeil.

la m lie et aie ni as Marite ,

, Vxor , in thalamo efi ttbi ,

Ore jìoridulo nitens:

Alba Parthenice velut tLuteumve papauer.

P r. o- Propercc dans la $. Elégie ae son second liure, descriuant la blancheur duvísâ-perce. g e à Cynthie. Les lys, dit-il, ne font pas plus blancs que son teint qui ressem»« bleà la neige de Scythic, si elle estoit mélée auec du rouge dHespagnc, ou bien« aux feuilles de rose qui nagent dans du laict.

. Nec me tam faciès , quamuis fit candida, ccepit,

Lilia non domina fint mugis alba mta ;

Vt M ce otic a nix minio fi certtt hibero ,

Vtque rofit puro laéie natant soli a.

« II auoit dit dans la vingtième Elegie du premier liure : On voyoit éclater la blan»« cheurdeslys auec le pourpre vermeil des pauots.

Et eircum riguo furgebant lilia prato ,

Candida purpureis mifia papaueribus.

Ti bvl- Et Tibulle touchant le mesme sujet dans fa quatrième Elegie du troisième liure. 1U. Ses cheueux longs tomboient en ondes fur fa belle gorge, &: leur couleur de« mirrhe poussoitvne douce odeur de parfums de Tyr. Son teint auoit vn éclatcomme celuy de la Lune fille de Latone,& fur toute fa peau paroissoic la cou»« leur vermeille de la pourpre auec la blancheur de la neige, comme vne vierge« quonameinc à son ieunc époux, peint dvn rouge agréable ses joues délicates,« ou comme les fleurs dAmaranthe & de lys, quand elles font iointes ensemble« par les filles qui en font des bouquets, ou comme les pommes blanches qui rou-« giflent vers la saison de T Automne.

Intonfi crines longa ceruice fiuebant,

Stillabat Tyrio myrrea rore coma.

Candor erat, qualem prafert Latonia Luna,

Et color in niueo corpore pur pur eus ,

Vt iuueni primum virgo déduit a marito ,

Inficitur teneras ore rubente gênasVt cum contexunt Amaranthis alba puelULilia , dr Autumm candida mala rubent »

LES