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Il mit aussi à profit son séjour à Londres pour conti-nuer à se livrer à des études scientifiques, et en particu-lier à celle de la chimie , qui eut toujours pour lui un très-grand attrait. Nommé membre de l’Institution Royale, il selia plus ou moins intimement avec les hommes les plusdistingués de l’époque et avec quelques-uns de ceux qui,sans être encore aussi célèbres, acquirent plus tard unesi grande renommée.
Les six années que M. De La Rive avait passées et!Angleterre, lui avaient laissé les souvenirs les plus doux;il aimait à se les rappeler, à raconter les détails de cettevie partagée, à Edimbourg et à Londres , entre l’étude etl’amitié ; il était heureux quand il pouvait revoir un déses condisciples, l’accueillir chez lui, et renouer ces liai-sons de l’Université qui ne s’étaient jamais effacées dansson coeur.
A son retour à Genève , en 1799, M. De La Rive netarda pas à être agrégé au collège de médecine de cette ville,et à être chargé peu de temps après du soin de l’hospice desaliénés. L’étude particulière qu’il avait faite à Edimbourg ,et surtout à Londres , des maladies mentales et des éta-blissemens destinés à recevoir les malheureux qui en sontaffectés, le rendait éminemment propre à remplir cettenouvelle fonction qu’il n’a jamais abandonnée au milieude toutes ses occupations administratives et de ses travauxscientifiques. On l’a vu encore peu de jours avant samort, malgré une distance de deux lieues et les angoissesoccasionnées par la maladie qui le tourmentait, faire àl’hospice sa visite accoutumée, cette visite toujours sidésirée, toujours si impatiemment attendue par ces paü- 1