2 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.
groupe des Mascareignes , des Comores , des A mirâmes, des Seychelles , Zan-zibar, Pemba, Socotora, les ilôts Bkalac et Bessi, etc., dans la mer des Indeset la mer Rouge .
Relief du sol. — Trop de lacunes existent encore dans nos connaissancessur l’orographie du continent pour qu'on en donne une description systé-matique. On reconnaît toutefois deux grandes catégories de hauteurs orien-tées d'une façon contraire, quatre parallèles et trois perpendiculaires àl'équateur.
A. Chaînes parallèles à l'équateur. — 1° Au nord, la chaîne deVAllas, dirigée du S.-S.-O. au N.-N.-E.,'d’Agadir à Tunis , a ses pointsculminants au mont Miltsin (Maroc ), 3415 mètres, et au djebel Cheliah(Algérie ), 2312 mètres, elle se prolonge vers l’est par les plateaux de Ilam-malla et de Barka. — 2° Au sud, de l’Atlantique à la vallee du Nil , dans lalargeur du désert Saharien, se dressent (d’après les informations des voya-geurs Barth, lîohlfs, Duveyrier , Nachtigal) des plateaux entrecoupés devallées; le plateau de Fezzan (450 m.); les groupes montagneux d’A sgar(1300 m.),d’AIr (1450 m.), d'Anahef (1600 m.), et le massif isolé du Tibesliqui en est le point culminant (2600 m.). — 3° A l’extrémité méridionaledu continent, l’énorme chaîne du Cap s’abaisse par une succession de troisterrasses vers le sud; les monts Lange, Outeniqua, Zwarte, le plateau duKarrou (1000 m.), les chaînes du Roggeweld, du Nieuweveld, du Schnee-berg (1600 m.), en forment la base. Ce système se prolonge à l’est etau nord-est par le Stormberg et le /) rakenberg (monts du Compas,2682 m., des Sources, 3000 m., Cathkin 3038 m.). — 4° Le plateau oudésert de Kalahari entre l’Orange et le Zambèze , a pour contreforts, àl’ouest, le massif A'Owaherero (2600 m.), à Test, celui de Matoppo(2200 m.) dans le pays de Matabele . Au nord du Zambèze , se développel’immense région de plateaux alpestres, sillonnée de cours d’eau et par-semée de lacs, exploree dans tous les sens par Livingstone ; le bassin duZambèze est ferme au nord par les plateaux de Lobisa, de Muxinga,(2000 m.), à l’est, le plateau s’abaisse brusquement dans la directiondu lac Nyassa ; à l’ouest, il descend lentement par une série de terrassesjusqu'à l’océan Atlantique ; le point culminant est le mont Mossa,mba, dansle Benguela . Cette chaîne transversale est la ligne de partage des eaux del’Afrique centrale . « L’abondance des sources, dont la plupart forment de» grandes rivières, est ici extraordinaire ; Livingstone en a compté 32 sur» une distance de 110 kilomètres. Des voyageurs ont comparé les innom-» brables mailles de ce réseau hydrographique aux irradiations que la gelée» trace sur nos fenêtres pendant les nuits d’hiver. » (Emile Banning .)
B. Chaînes perpendiculaires à l’équateur. — Le plateau centralde l’Afrique , qui est encore la partie la plus mal connue et la moins acces-sible du continent, est coupé ou flanqué par trois grands systèmes de mon-tagnes : 1° A Test, sur le bord oriental, parallèle à la côte de l’océan Indien ,une longue et haute chaîne part du 1° de lat. S., et se prolonge à travers lepays des Gallas et des Somali jusqu’à l’énorme massif Abyssin , d’où se dé-tachent au nord les collines Arabiques. Ce rempart de montagnes isole lesversants des trois mers (des Indes, Méditerranée, Atlantique ) et porte lesdeux pics géants de l’Afrique {Rénia, 60'Jo m. ; Kilimandjaro , 6110 m.). —2° Au centre, une ligne de hauteurs parallèles à la rive occidentale du lac Tanganyka sépare les deux lacs Victoria et Albert (mont Mfumbiro, 3300 m.),forme une succession de plateaux, se rattache à l’ouest aux montagnes Bleuesde Baker, et tournant au nord-ouest, isole les bassins respectifs du Nil ,du lac Tsad . du Niger et de la Bénouè , se redresse au Mindif (2000 m.),