AFRIQUE (GÉOGRAPHIE GÉNÉRALE). 0
Lissolriques se divisent aussi en Eutkyeom.es, peuples à cheveu* droits, elen Euploeamiens, peuples à cheveux bouclés.
M. Frédéric Muller, linguiste viennois, cherche surtout à classer lesraces africaines d'après le langage : il signale en Afrique cinq races dis-tinctes. La race Hottentote, à l'extrême sud et sud-ouest; — la race Cafre,qui touche à la précédente et s'étend jusqu’à l’équateur ; — la race Nègre’,dans le Soudan ; — la race Fulali, enclavée dans la région qui est occupéepar la race nègre, suivant une ligne dirigée de l’ouest à l'est; — la raceMéditerranéenne, au nord et à l'est jusqu'à l’équateur.
M. Théodore Waitz, professeur à l’Université de Marbourg , n'admetcomme éléments primitifs des races africaines, et comme races autochthonesdu continent, que les Hottentots et les nègres ; le reste est d’origine étran-gère, et principalement asiatique. M. Waitz distingue nettement de larace nègre les peuples de l'Afrique au sud de l'équateur, à l'exception desHottentots. Il les groupe sous le nom de Caftes et peuples du Congo et ycomprend les Cafres, les Betschuana, les Damaras , les peuples du Mozam bique , les Souahéli , les peuples du Congo , et les M'Pongoué du Gabon etleurs voisins. Il fait une place à part aux peuples de race éthiopienne ,qui sont une transition entre les blancs et les noirs.
M. Robert Hartmann, professeur à l’Université de Berlin, reprenant unethéorie de l’illustre géographe Karl Ritter , croit à l’existence d’une race afri-caine unique, infiniment diversifiée, et parle « des liens indissolubles quiunissent entre elles les nations africaines L » M. Hartmann divise pourl’étude des races le continent africain en deux parties que sépare l’équateur.1° Au sud de l’équateur sont les deux grandes familles des Hottentots etdes Buschmans, et les Cafres ( A-Bantu , Ama-Xosa, Ama-'lidu, Be-Tsuam,Ova-llerero, Damara \. — 2° Au nord de l’équateur s’étendent trois groupesde peuples : le premier, de la mer Rouge à l'Oued-Noun, et de la Méditer ranée au Sahara , compte les Berbers (Mazigh, lmosagh), les Retus (anciensEgyptiens ), les Fellahs et Copies (nouveaux Egyptiens ), les Maures, les Kabyles,les Berabra ou Nubiens (Teda, Nobah). — Le second groupe habite les cotes,les hautes terres de l'Abyssinie, ce sont les Ethiopiens ou Refah (Abyssiniens,Soho, Danakils, Bédouins nomades de la Nubie , etc.). — Le troisième groupeoccupe le Soudan tout entier, et toutes les autres régions du continent jusquesur l'équateur et les grands lacs, de la côte de Zanzibar aux bouches duNiger et du Congo . Ce sont les Nigritiens. — Comme intermédiaires etpeuples de transition entre ces trois groupes, il place les Teda. les Mom-buttu, Fan, Fulan, les Somali , Gala ou Orma qui ne se rattachent d’unefaçon décisive à aucun des trois groupes cités plus haut. Ce sont là suivantM. Hartmann, les vrais fils de l'Afrique , autochthones, « nourris de sa sève,» pénétrés sous son influence de communs caractères que les variétés indi-» viduelles atténuent à peine sans les effacer. Tout ce qui n'entre pas,dans» ce cadre est adventice, apporté du dehors; la vie africaine ne l’anime
1. Karl Rilter avait écrit : « L’uniformité caractérise la nature africaine. Cette.» ressemblance, cette communauté, de formes physiques exerce partout son in-» fluence dans cette partie du monde; elle unit comme par un lien commun tous» les êtres, même les plus développés, l’homme, les peuples, les états. Les parties» do l’Afrique ne sont nulle part séparées en individualités isolées; elles nous» apparaissent au premier coup d’œil comme les membres intimement unis d’un» seul et même corps. » (L 'Afrique , vol. I or , p. 510.)