28 LECTURES ET ANALYSES CE GÉOGRAPHIE,
cruautés auxquelles les noirs répondaient par de sanglantesreprésailles. Ces atrocités attirèrent enlin l’attention desautorités égyptiennes : bien qu’elles n’aient pas entièrementdisparu aujourd’hui, elles ont diminué parce qu’un grandnombre des coupables, les Ghattas , les Abdes-Sammat, lesBisellis et d’autres sont morts de la lièvre, ont été massacréset dévorés par les cannibales Nigritiens, ou bien enchaînéspar les Egyptiens.
» M. Magyar nous donne les détails les plus intéressantssur le commerce des caravanes dans les pays d’Angola et deBenguela . « Parmi les grandes caravanes qui arrivent sur» les côtes, dit notre voyageur, par divers chemins de l’inté- j» rieur, se distingue celle de Bihé, non seulement par son !» nombre et sa force connue, mais aussi par la valeur de ses» marchandises qui sont l’ivoire, les cornes de rhinocéros, la ■» cire. Cette caravane vient ordinairement deux fois par an» à Benguela où elle échange ses produits contre ceux de» l’Europe .' Elle consiste en 3000 hommes dont la moitié» sont armés ; comme il n’y a pas là de hôtes de somme,
» toutes les marchandises, môme dans les contrées les plus» éloignées, sont transportées par les hommes. L’avant- ‘» garde de la caravane arrive ordinairement deux ou trois !» jours à l’avance, pour annoncer aux marchands la venue j» de l’expédition. Alors on se prépare à recevoir les hôtes,
» et l’on rassemble les vivres nécessaires et les articles» d’échange. La caravane vient par petites troupes plus ou» moins nombreuses; les divisions se rendent avec leurs» marchandises chez leurs connaissances pour y prendre» leurs quartiers. Ceux qui apportent des marchandises à» vendre se parent d’habits neufs et passent les premiers» jours à boire et à manger. Ensuite commence le trafic,
» qui dure six jours ; enfin les marchandises troquées sont» emballées et réparties entre les porteurs.
» On transporte à l’intérieur beaucoup de marchandises '
» diverses ; et il faut beaucoup d’adresse et de routine pour» les emballer et les répartir également, afin qu’elles ne« souffrent pas d’un long voyage, et qu’elles ne soient pas