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L' Afrique : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE,pourrait se croire dans la Chine méridionale ou dans lInde .Les tiges de ces vigoureuses graminées sélancent jusquàune hauteur de 13 ou 20 mètres, elles se pressent drues etserrées lune contre lautre; elles vous isolent entre leursrangs; la moindre brise agite leurs longues feuilles et faitrésonner le creux qui se forme chez elles aux dépens de lamoelle intérieure; le sol est jonché de leurs larges écaillesvernissées; leur couleur, tantôt ombrée ou bleuâtre, tantôtdun vert tendre, parfois dun noir débène, caresse lœil;leur contact nest pas moins doux que leur aspect.

» Après avoir suivi quelque temps lallée des bambous, ontrouve une avenue parallèle à celle des platanes. Elle se pro-longe jusquà la mer, dont le bleu se montre au bout, et secompose de palmiers-dattiers alternant avec des lataniers etdes dragonniers. Ceux-ci ont une physionomie sauvage quifait ressortir dautant plus les formes élégantes et majes-tueuses des palmiers; leur tronc est trapu; leurs feuilles setordent autour de leur tcte comme des serpents; au moisde mai, dénormes grappes de fleurs blanchâtres poussentsous ces feuilles, une sève sanguinolente transperce lécorceet se lige à la surface.

» Si lon poursuit la promenade sur la droite, dans ladirection sud-est, on peut prendre lallée des Chamæropscxcelsa qui coupe le jardin en deux parties à peu près égales;le Chamærops excelsa ressemble au palmier nain {Chamæropshumilis ) par son feuillage en éventail, mais il en diffère parla force et la hauteur de sa tige ; puis on rencontre lallée desFicus parmi lesquels on remarque le Ficus elastica (larbre àcaoutchouc), non pas faible et délicat, comme dans nos serres,mais plein de vigueur, déployant à laise ses branches fermeset saines, dun vert si riche ; parmi ces figuiers despècesdiverses, plusieurs ont des racines adventives qui pendent enlair, sinclinent vers le sol et sy enfoncent. Un peuplas loin,à lextrême limite du Hamma, se trouve un lac le splendidenelumbium brille à côté des papyrus qui secouent sur le bordles touffes de leur chevelure. En hiver et jusquà la fin demars, la surface du lac est couverte dune petite fleur blanche