nu milieu et fl’où s’échappe, comme d’une gaine, un superbepanache de feuilles. VOreodoxa appartient à la famille despalmiers ; son bourgeon terminal est comestible, on le désignesous le nom de chou-palmiste.
» Les parties les plus découvertes du jardin sont spécia-lement consacrées à la culture des plantes alimentaires.Entretenus avec soin, les goyaviers des Antilles et les chéri-moliers du Pérou donnent des fruits savoureux. Les bana-niers occupent un espace considérable. On peut faire unevéritable étude de leurs espèces diverses. L’espèce ordinaire,introduite en Algérie par l’ancien directeur du Hamma,s’est répandue peu à peu dans les trois provinces. Au com-mencement du printemps, on voit entre ses larges feuillesdéchirées pendre à la fois les longs régimes de bananesjaunies qui achèvent de mûrir et les grosses Heurs d’ungrenat foncé qui préparent pour le mois de mai une nou-velle récolte. Les autres espèces sont pour la plupart pu-rement ornementales ; parmi elles, je ne puis m’empêcherde citer le Musa rosacea , plante délicate dont les fleurs sontentourées d’une spathe rose et le Musa ensete découvert parBruce en Abyssinie, qui prend .au contraire des proportionsénormes; ses feuilles ont 3 ou -4 mètres de long; les ventsd’hiver ne les entament pas; soutenues par de fortes nervuresrouges, elles résistent fièrement aux intempéries des saisons.
» Il me reste à signaler au bas du jardin, tout près de lamer, l’allée des Grevilea roùusia, arbres australiens très élé-gants de port et de feuillage, qui se couvrent au mois de maide grappes de fleurs d’un jaune orangé, pourvues d’un pistilcurieusement infléchi au milieu des étamines; non loin desgrevilea, les nopals à cochenille; au bout de l’allée desehamærops, à l’extrémité sud-ouest, un parc d’autruchesmâles et femelles, nées dans le jardin ' ; h divers endroits, lesnorias ou puits d’arrosements, les abris ingénieux imaginéspour les jeunes plantes, enfin près de l’entrée principale,autour de la maison du directeur, les serres, les collections