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L' Afrique : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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SAHARA . ,41 a

décharger leurs chameaux, mais de suivre de loin ceux dela mission. En arrivant à leau, M. Béringer et M. Rochesengagent dans un ravin de la montagne, sans doute pour jfaire des observations géologiques ; le colonel Flattcrs, le ca-pitaine Masson et le docteur Guiard examinent le puits, quiest situé dans une vallée, entre des montagnes noires etravinées. Tout à coup, Cheïkh-Ben-Boû-Djcmâ se précipitevers ces messieurs en criant : « Colonel, tu es trahi! Queviens-tu faire ici? » Le colonel nattache pas tout dabordgrande attention à cet avis ; il croit que cest une fausse alerte,comme il en avait vu déjà parmi les Chaamba. Il avait à sesdeux côtés deux Touareg, le guide envoyé par Ahitârhenet Cegheïr-Ben-Cheïkh. Bientôt, se retournant, les membresde la mission voient arriver de tous côtés des massesdhommes. Le colonel les salue, mais, sapercevant que ceshommes ont leurs sabres tirés hors du fourreau, les trois Fran­ çais courent à leurs montures. Le guide du Ahagghâr tenait lecheval du capitaine Masson, Cegheïr-Ben-Cheïkh celui ducolonel Flatters . Le colonel met le pied dans létrier et reçoitau même moment un coup de sabre de Cegheïr-Ben-Cheïkh.Il lâche létrier, prend son revolver et en décharge les sixcoups. Un deuxième coup de sabre latteint à lépaule, untroisième lui coupe les jarrets et il tombe. Alors les Touaregtranspercent son corps à coups de lances pour sassurer quilest bien mort. Le capitaine Masson ne put arriver jusquàson cheval, que le guide avait enfourché. Comme il tire sonrevolver, et se défend bravement, un coup de sabre lui fendle crâne, un autre lui coupe les jambes, et il tombe aussi. Lemaréchal des logis, Dennery, met le revolver à la main ettire sur les Touâreg en courant vers la montagne, mais àbout de forces, et ayant brûlé sa dernière cartouche, il estmis hois de combat par un coup de sabre qui lui fend lépaule.Quatre chameliers des Chaamba et des Oulad-Naïl et un ti-railleur étaient morts en défendant le colonel. Dix autrestirailleurs et six chameliers avaient également péri en défen-dant les chameaux. Quatre Chaamba avaient déchargé leursarmes sur lennemi et pris la fuite. Trois Chaamba et un