du système d’expectative ambiguë, de statu quq plussignificatif qui a prévalu dans leur sein, depuis 1853,après et malgré tant de bruit fait pour modifier cesConseils, dans le sens même de cette révision.— Cequi va suivre aura trait surtout aux excroissances,aux contradictions que sanctionne la constitution, etqui en empêchent toute révision homogène, harmoni-que et nationale. Il importe, en les constatant, de cons-tater si nous pouvons bien l’appeler cette constitutionkotre, afin d’aplanir ses excroissances, si nous eusommes les maîtres, d’éclaircir, de régulariser notreposition, si nous ne le sommes pas. — La concorde,avons-nous dit, sera l’une des premières conditionsde nos progrès : uous allons donc nous inspirer decette vérité pour traiter ce sujet — sujet délicat caril complique à la fois de la question matérielle etde la question confessionnelle, une question toutepolitique, la seule qui devrait dominer la situation.
Voyez ce navire au large, toutes voiles au vent, toutpavoisé de banderolles et de pavillons où flotte ladevise : La Liberté, l’Egalité , l’Indépendance ou laMort. Il parait avancer résolument; puis soudain iihésite, louvoyé, revient en arrière, puis de nouveaus’élance au large, hésite encore, et s’arrête tout-à-couppour recommencer cette manœuvre, sans dépasser ja-mais l’horizon. — Que signifie donc cette marche sac-cadée? Est-ce une parade ou un départ ?—Remarquez-vous cette chaîne amarée sur cet îlot, et distinguez-vous à bord tout le mouvement que se donne unepartie de l’équipage, pour la faire filer, sans la rom-pre ni la détacher? — Equipage, pilote et passa-gers sont-ils bien tous d’accord 7
V.
Four marcher au progrès, il n’est donc que tropvrai au lieu de la concorde, c’est la discorde qui