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que celui de Turin ne fût conçu, Genève avait dù fairebien des démarches pour obtenir son agrégation à laConfédération suisse et une augmentation de terri-toire (tout particulièrement du côté du pays de Gex),afin de se rattacher à la Suisse sans interruption.
Ce fut en avril 1814 que deux citoyens (1) furent,dans ce double but, chargés parle gouvernement pro-visoire de se rendre à Zurich , afin d’y sonder et pré-parer les esprits, soit des députés suisses , soit desministres des puissances alliées auprès de la Confé dération . Le rapport qu'à leur retour, ils dorentadresser au premier Conseil représentatif, sur le ré-sultat de leur mission, est donc ici la pièce fondamen-tale du plus grand poids. En voici l’extrait relatif àla question que nous traitons :
Extrait du rapport des Envoyés de Genève à Zurich en avril et juin i814 (2).
cc Au momeut de leur délivrance, les Genevois sen-» tirent tous que le seul moyen de conserver la )i-* berté qui venait de leur être rendue et de jouir d’unJ> bonheurtranquille et durable, consistait à unir leur*sort à celui delà Suisse , et à obtenir que Genève î fit partie de la Confédération . — Ce vœu fut ac-î cueilli favorablement par les souverains alliés qui,î non contents de rétablir l’ordre social en Europe ,s voulaient assurer le bonheur de la Suisse en parti-a cuber.
ïNolre tâche auprès des ministres (des puissances)s fut aussi facile qu’agréable : accueillis avec bonté,» toujours écoulés avec intérêt lorsque nous leur par-lions de la République, ils ont quelquefois prévenui nos désirs, et ne se sont jamais refusés à nos de-i mandes.
»Peu de jours après notre arrivée, ils nous remirent