GRANDE-BRETAGNE ET IRLANDE . 3S
le Longh Neagh, long de 32 kilom., large de 16 (397 kilom. car.; pro-fondeur, 12 mj, alimenté par cinq rivières, et épanchant ses eaux dans lamer par le Dana inférieur. Les deux loughs Erne, à l’ouest du précédent,reliés entre eux, ont 113 et 137 kilom. de superficie; le lough Corriba 176 kilom. car.; le lough Mask, au nord du lough Corrib, 90; le loughDerg, 129. Le principal des trois lacs pittoresques de Killarney a 21 m.de superficie et 77 mètres de profondeur; ce sont les plus beaux et lesplus visités de toute l’Irlande . — Ils renferment des îles boisées, dontchaque ruine et chaque rocher ont leurs légendes.
IL — Géographie politique
Notice historique 1 . — Première période : les invasionsétrangères. — Les origines de l'histoire d’Angleterre sont très obscures.Les Phéniciens nous ont fourni les premières indications sur les Iles-Britan niques ; encore ne sait-on pas si les iles Cassitérides , où ils venaient cher-cher l’etain, désignent le groupe des Scilly, ou la péninsule de Cornouailles .« Rien, dans l’existence première de la Bretagne , écrit Macaulay ( Histoire» d’Angleterre, ch. i), n’indiquait la grandeur à laquelle elle devait at-» teindre, et quand les marins de Tyr connurent pour la première fois scs» habitants, ils étaient peu supérieurs aux naturels des iles Sandwich. »Le navigateur carthaginois Himilcon, qui explora ces rivages au quatrièmesiècle, et le voyageur massilien Pïtuéas, quL les revit au quatrième, n’ontlaissé, de leurs relations, que des fragments sans suite. Les Romains décou-vrirent à leur tour, au temps de César (57 av. J.-C.), les iles et les mersde la Bretagne . Les Commentaires donnent les premières notions scienti-fiques sur la région méridionale, sur son étendue, ses ports, ses approches :les populations du sud-est étaient formées de tribus belges, d’origine cel-tique, comme les tribus gauloises, venues du continent, et supérieures auxindigènes bretons, peuple pasteur encore à demi sauvage. Les Romains,après quatre campagnes, firent de la Bretagne mal soumise une annexedes Gaules; Claude (43 ap. J.-C.) y vint, battit les Bretons, prit Camulodu-
1. V. pour l’histoire générale d’Angleterre : De la Bouderie, les Bretons insu-laires et les Anglo-Saxons , du cinquième au septième siècle (in-12, 1867); deSaulcy, les expéditions de César en Grande-Bretagne (in-8°, 1860) ; D. Hume , con-tinué par Smollett , etc.. Histoire d’Angleterre, trad. de Campenon (13 vol. in-8°,1S35-41); Lingard (John), Histoire d’Angleterre depuis la première invasion desBomains jusqu’à nos jours, trad. de Rouioux (5 vol. in-8°, 1S60, 6° édit.); Ma-caulay, Histoire d’Angleterre sous Jacques II (2 vol. in-12, 1866) ; Histoire deGuillaume III (4 vol. in-12) ; Buckle (H. Th.), Histoire de la civilisation en An-gleterre, trad. par Baillot (5 vol. in-S°, 1S65) ; Roche (Ant.), Histoire d'Angle-terre depuis les temps les plus reculés (2 vol. in-12, 1875) ; Freeman (Ed.), leDéveloppement de la constitution anglaise, trad. de l’anglais par Al. Dehaye(Paris , 1877) ; Glasson (E.), Histoire du droit et des institutions politiques, civileset judiciaires de l’Angleterre, comparées aux droits et institutions de la France ,depuis leur origine jusqu’à nos jours (Paris , 6 vol., 1882-S3); Gneist (R.), His-toire constitutionnelle d’Angleterre (Berlij, 18821; Pearson (Ch.), Histoire d’An-gleterre dans les temps anciens et le moyen âge (2 vol., Londres , 1863) ; Fleury,Histoire d’Angleterre (in-12, 1884,), et les études particulières de MM. Guizot ,Aug. Thierry, de Rémusat, Reynald, etc. —V. la bibliographie citée par M. Ch,Bémont, Simon de Montfort (Paris , Picard, 1884).
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