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L' Europe (sans la France) : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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ALLEMAGNE .

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•d’iles, rongée par le flot, continue l’arcliipel néerlandais . Pline en comptaitvingt-trois en tout; il n’en reste que quatorze, dont sept appartiennent àl'Allemagne : Borkum, jadis plus vaste, quand elle résistait à Drusus , ou plusrécemment quand elle armait des vaisseaux, aujourd’hui pauvre et dé-peuplée; Juist; Norderney , la plus riche par sa pèche et la plus animéegrâce à ses plages balnéaires; Baltrum , tiangeooge, Spikerooge, Wan-gerooge, îles sablonneuses, protégées par des plantations de roseaux et degourbets. Au nord-ouest de Cuxhaven , est Pilot Neuwerk, et plus loin enmer, à 50 kilom., le rocher célèbre à'Helgoland , « cette pierre de lapatrie allemande, » enlevée aux Danois par les Anglais en 1808, protégéeeontre la mer par des récits dangereux, et contre les agresseurs par lesbatteries britanniques 1 . De l’Elbe à la Ribe, le littoral du Schleswig-Holstein est découpé par des golfes profonds dans les régions des Dithmarschen et de laFrise septentrionale ( golfe de l’Eider). Un cordon d’iles, plus ou moinsdéchiquetées, a été détaché de la terre ferme (celles de Norstrand et sessatellites les quinze ilôts des Halligen, Pelworm, Nordmarsch, Amrum ,Fôhr, Sylt, Romô, Fano .)

Le rivage de la mer Baltique (1500 kilom.) s’ouvre, par le Petit-Belt que ferme au sud Pile A’Alsen, à l’est des golfes d 'Apenra.de et deFlensbourg et des redoutes de Duppel. Les havres et les fiords découpentla côte du Schleswig-Holstein (baies d ’Eckernforde et de Kiel , la grandeforteresse maritime aves ses batteries et ses forts de Friedrichsort, ile etdétroits de Fehmarn, golfe de Neustadt , baies de Lubeck et de Wismar ,en face de Pile de Poel , baie de Rostock à l’embouchure de la Warnow enpays mecklembourgeois; la grande île de Rugen , aux bizarres découpures,fait face à Stralsund . — La côte poméranienne, peu accidentée jusqu’àla baie de Danzig, décrit ensuite deux courbures profondes séparées parla presqu’île de Samland; sur les côtes poméranienne et prussienne, lesnehrungen, langues de terres longues et effilées, revêtues de dunes desable, s’avancent parallèles au rivage et séparent de la pleine mer leslagunes d’eau presque douce ( haffs ) où se deversent les fleuves; tel est lePommersche-IIaff (bouche de l’Oder), formé par les îles d’Usedom et deWollin entre lesquelles s’ouvrent les canaux ou graus tortueux de laPeene , de la Swine, le seul navigable, et de la Dievenow ; le Putzigernehrung barre la partie occidentale du golfe de Danzig; le FrischeNehrung , la partie orientale ou Frische Hajf (bouches de la Nogat et dela Pregel) : l’on sort du Frische Haff par la bouche de Pillau; le KurischeNehrung ouvre une issue au Kurisch Haff (bouche du Niémen), à Memel .

La frontière maritime de l’Allemagne est défendue par l’arsenal de

1. Helgoland , qui avait 28G0 hab. en 1S60, n'en compte plus guère aujour-d’hui que 1900, sans parler de 4 à 5000 marins formant la population flottante.Les habitants, d’origine frisonne, vivent de pèche et de chasse. L'ile n’a plusqu'un demi-kilomètre carré de superficie. « La région haute de l’ile, le rocher» proprement dit, consiste en une masse argileuse et molle, que les intempéries» détériorent facilement. La décroissance progressive de l’ile s’explique par là,» sans que d’autres phénomènes tels que l’action destructive des marées soient

s venus accélérer la marche de la nature. Que le rocher disparaisse, et sa

» base se réunissant à l’ile de sable qui s’étend à l’est, créera pour la navigation» des dangers plus sérieux que les Goodwin-Sands si redoutés de la côte an-» glaise, il faut dire que ce rocher qui se dresse au milieu des flots est un point» de repère le jour, surtout par un temps de brume, de pluie ou de tempête ; la» nuit, par le phare qui y est allumé, point de repère précieux pour les navires» à destination de l’Elbe , à cause des courants très dangereux de l’embouchure,» et par cela même indispensable aux navigateurs. » (Rev. mar. et col., mars 1S72.)

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