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L' Europe (sans la France) : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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418 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.

Barberousse ; la Firme et le Ilainich, au nord de la trouée d’Eisenach .Au delà de la Goldene-Aue ou prairie d'or, arrosée par la Ilelme, la chaîneisolée du Harz , formée de quartz et de granit, centre important de mines,tantôt « mer de pierres, » tantôt tourbière, tantôt forêt, a pour sommetculminant le Brocken ou Blocksberq (1141 m.), fameux par ses légendeset ses sorcières, rendez-vous préféré des excursionnistes de Magdebourg ,Berlin, Hanovre, Hambourg et Brème. Un chemin de fer en fait le tour etpousse ses embranchements dans ses hautes vallées sans le traverser; maisdes routes le sillonnent en tous sens. Au nord du Thuringer-Wald , àgauche du Weser et de la Dietpel, une arête crayeuse ou calcaire s’élèvedans la plaine westphalienne, c’est le Teutoburgerwald (200 à 261 m.),qui prend les trois noms de Der Osning, Lippscher-Wald *, Egge-Gebirge .Il est en partie boisé et rompu de loin en loin par des cluses ou portesque suivent les routes; la plus célèbre de ces brèches ( clôren ) est la portaWestphalica, creusée par le Weser entre 1 eWiehen et le Weser-Gebirge.Entre le Weser et la Leine , la plaine hanovrienne est accidentée par leDeister (340 m.), par le Süntel-Gebirge (441 m.}, et les crêtes appeléesDer Ith (405 m.) et Der llils (460 m.), rattachées au plateau boisé duSollinger-Wald (495 m.).

2° Allemagne occidentale. — Aux plateaux du Thüringer-Wald serattachent les massifs de la Hesse, à l’ouest de la Werra ; le massifbasaltique de Meissner (150 m.); le Kaufunger-Wald (640 m.), au con-fluent de la Werra et de la Fulda ; VEis-Berg (513 m.) ; YAlheimer (550 m.) ;l'IIabitchts-Wahi (forêt de l’Autour), 595' m., dominant Cassel ; le Seu-lingswald, et le massif volcanique du Knüll-Berg (636 m.). Aux sourcesde la Fulda , le Rhon-Gebirge, de formation volcanique, a des som-mets arrondis en forme de cratères : monts Wasserkuppe (950 m.),Iireutzberg (930 m.), Milsebourg (S26 m.). — Le massif du Spessart ,plateau de gres vosgien recouvert de sapins, chênes et hêtres, remplit levaste coude formé par le Main de Gemünden à Hanau (mont Geiersberg,609 m.). Le Vogels-Gebirge (montagne des Oiseaux), ancien volcan quidresse son cône à 600 mètres au-dessus des plaines voisines, est sillonnésur tout son pourtour de vallées disposées en forme de rayons, que les cou-lées de lave ont fertilisées (point culminant, le Taufstein , 112 m.). Unchemin de fer l’entoure, reliant Giessen, Alsfeld, Fulda et Gelnhausen .

A l’ouest de ces chaînes s’étendent les plateaux rhénans entre Bingen etBonn , longs de 300 kilomètres, larges de 150, hauts de 500 à 350 mètres.Ce sont : à droite du Rhin, 1° le Taunus, entre le Main, la Lahn et leRhin , escarpé au sud, doucement ondulé au nord, riche en bois, en vignoblesrenommés et en eaux minérales et thermales (sommet principal, le Feld-berg, 880 m.); la crête boisée du Niederwald finit au coude du Rhin , enface de Bingen; à l’entrée du Bingerloch, à l’extrémité du Rheingau , lesAllemands ont érigé en 1883 une immense statue de la Germania , en sou-venir de leurs victoires de 1810 ; — 2° le Westerwald, entre la Lahn et la Sieg , coupé par d’étroites vallées (mont Salzburgerkopf , 651 m.) etprolongé sur la rive du Rhin par le massif volcanique du Sieben-Gebirge ou Sept-Montagnes (monts Oe/berg et Drachenfels (mont Dra-gon), 464 m.) ; — 3° le Rothhaar-Gebirge, plateau âpre et froid,escarpé à l’ouest, prolongé au nord par le plateau de Winterberg (montKable-Asten, 830 m.), et par la région calcaire et minière du Sauerland

1. On suppose que les légions de Varus furent anéanties dans les gorges duLippsclicrwald, près des sources de l’Ems et de la Lippe.