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ALLEMAGNE.
hêtres et de chênes. La brèche de Fürlh sépare la section du nord moinsélevée ( Cerkow-Berg , 4 050 m.), des sommets pins escarpés du sud(Mittagsberg, 1331 m.;Arber , 1453 m.; Rachel, 1447 m.; Kubany, 1358). -Les routes de Klattau à Deggendorf, de Strakonitz à Passau, de Budweis àOttenheim, de Budweiss à Linz traversent cette chaîne.
Du lac de Constance à Salzbourg , la frontière bavaroise touche auxgrandes Alpes; mais en 1815, l'Autriche a gardé les sources des rivières,les grands sommets et les passages. Toutefois on a laissé à la Bavière lessources de Piller dans les Alpes à'Algau , la chaîne à'Amper, le Zugspitze ,le Wetterslein, la chaîne de Mangfall , des rochers imposants et surtoutdes cascades et des lacs regardés comme les plus dignes d’admirationde l’Allemagne .
4° Allemagne septentrionale. — La plaine wende, entre laLusace et la Baltique , moins plate et moins uniforme que la plaine polo-naise, est séparée en deux dépressions (Oder et Vistule ) par deux sériesde hauteurs : 1° celles de Tarnowitz , 400 m. (Ilaute-Silésie); de Katzen,300 m., au nord de Breslau, le plateau de Lusace (mont Rückenberg, 228 m.),à l’ouest de la Bober; et les hauteurs de Flaming, au nord de Wittenberg ;— 2“ le plateau du Masurenland, ou des Mazoviens, marécageux, peu fertile(Prusse orientale ), les hauteurs de Kernsdorf , 313 m.; et sur la rivegauche de la Vistule , le plateau de Pomerellie (ïhurmberg , 331 m.) et lescollines de Poméranie (180 m.).
Cours d’eau ; lacs. - 1° Versant de la mer du Nord. — A. lbe
Rhin. Politiquement, le Ilhin se partage entre trois Etats : helvétique dans son cours supérieur, néerlandais à ses embouchures, son bassin cen-tral appartient à l'empire d’Allemagne . (V. pour la l ro section, p. 317,et pour la 3 e , p. 195). Le cours moyen du Rhin s’étend de Bâle à Bonn ,avec un changement de direction à Mayence et à Bingen. Jusqu’à Bingen , ilcoule dans une vallée fertile entre des montagnes couronnées de belles forêtset de ruines légendaires, et arrose des villes florissantes, presque toutessituées sur la rive gauche, jadis forteresses romaines ou stations de grandcommerce; plusieurs sont d’anciennes cités épiscopales; il est rapide, sujetaux crues, encombré d'îles boisées, de bas-fonds, de bancs de sable, peunavigable; la navigation à vapeur régulière ne commence qu’à Mannheim .Le Rhin passe à lluningue, entre Neuf-Brisach (à gauche) et Vieux-Brisaeh(à droite) ; entre Strasbourg et Kehl; entre Germersheim et Philippsbourg;à Spire (rive gauche); entre Ludwigshafen (à gauche) et Mannheim (à droite) ;à Worms; Mayence (rive gauche) et Kastel, place forte (à droite)De Mayenceà Bingen, il longe le Taunus de l’est à l’ouest, et perce à Bingen les collinesschisteuses au pied du Niederwald (trou de Bingen ). — Alors commencejusqu'à Bonn le Rhin héroïque , flanqué de collines escarpées que couvrentles vignes et les bois, et que couronnent les ruines féodales, les burgsdémantelés, les vieux couvents, les villas modernes. — A droite, il arrose :Lorch, Caub, Lalmstein, Neuwied; — à gauche, Bacharach, Oberwesel ,Saint-Goar et Rheinfels, Boppart, Coblenz, au confluent de la Moselle , enface de la forteresse d’Ehrenbreistèin, Andernach et Bonn. A Bonn, le Rhin quitte la région des montagnes et devient fleuve de plaine ; aussitôt ils’élargit (400 à 700 m.), et devient profond (3 à 42 m.), il est sillonné de.barques et bateaux à vapeur; des digues protègent les rives. Il passe àCologne , avant-dernière ville épiscopale de la rive gauche, en face deDeutz qui complète son camp retranché ; à Nenss, sur la rive gauche, etprès de Crefeld; à Dusseldorf, à Duisbourg, Rurhort, Wesel , dernière place’forte prussienne, à Emmerich où finit la frontière. — A. Affluents de gauche.