4ia
bourg sont rattachés par leurs généalogistes officiels au Saxon Witikind. Cequi est plus certain, c’est qu’au quinzième siècle, un Oldenbourg fut élu roipar les Danois , les Suédois et les Norvégiens, et reçut en héritage les duchésdu Schleswig et du llolstein. Si la maison Oldenbourgeoise a été dépouillée desdeux couronnes de Suède et de Norvège, elle règne encore sur le Dane-mark; et si elle a perdu les duchés de l’Elbe (v. p. 244), un de scsdescendants porte depuis 1863 la couronne de Grèce ; une princesse de saligne cadette a épousé un tsar de Russie en 1866 ; un de ses princes règneencore sur l'Oldenbourg . — La Constitution, établie en 1849, reviséeen 1852, est un o monarchie constitutionnelle et héréditaire: le pays estreprésenté par la diète, composée de députés élus par un suffrage à deuxdegrés. Pour les principautés de Lubeck et de Birkenfeld , il y a des Con-seils provinciaux.
Duché d’Oldenbourg, chef-lieu Oldenbourg , 26 600, capitale, placeforte, manufactures ; Delmenhorst; Kniphausen; Jever , ville industrielle;Varel, port. — Principauté de Birkenfeld, chef-lieu Birkenfeld ,2500, dans le Palatinat (monts du Hundzruck.) — Principauté de Lü-beck, chef-lieu Lübeck , territoire enclavé dans le llolstein au nord dela ville libre de Lübeck . — Le Drapeau est bleu, rouge et or; le pa-villon marchand bleu avec une croix rouge. — Un Ordre du mérite aété institué en 1838.
4°, 5° et 6° Villes libres hanséatiques. — L’association ou hanseteutonique fondée au treizième siècle entre Hambourg et Lubeck pour pro-téger et faciliter le commerce extérieur allemand , devint la mieux organiséeet la plus florissante des corporations marchandes ; elle rallia bientôt lesvilles libres de l’Empire et les ports ou cités commerçantes de tous les paysde la mer du Nord et de la Baltique . Au quinzième siècle, elle comptait plusde cent villes, tant maritimes que continentales, dans ses quatre quartiers onarrondissements ; ses opérations s'étendaient de la Tamise au golfe deFinlande, et du Zuyderzée aux montagnes des Carpalhes; Bruges, Londres ,Bergen , Novogorod étaient ses quatre principaux comptoirs ; elle levait desarmées, équipait des flottes, signait des traités, livrait des batailles, faisaitet défaisait des rois. Dès le seizième siècle, avec la découverte du NouveauMonde, les conquêtes Moscovites, et l'émancipation industrielle et maritimede l’Angleterre et des Etats Scandinaves, la décadence de la hanse com-mença. Hambourg, Brème et Lubeck restèrent unis par une ligue parti-culière, et échappèrent à la ruine; Francfort-sur-le-Main , qui était entréedans leur alliance en 1S15, et était restée comme elles une républiqueurbaine dans l’Allemagne monarchique, perdit ses privilèges en 1866 pouravoir pris parti contre la Prusse; les trois autres villes, malgré l’exiguïté deleurs territoires, sont plus puissantes que la plupart des duchés de l'Empire :leurs armateurs et leurs banquiers sont en relations d’affaires avec tous lespays du monde ; seuls, les grands ports anglais font à Hambourg une concur-rence victorieuse. « Ces villes rappellent, en outre, quelques-uns des sou-» venirs les plus glorieux de l’ancien saint-empire ; car elles représentent» à la fois les villes libres impériales et la grande association mercantile de» la Hanse teutonique, c’est-à-dire deux institutions qui, dans les derniers» siècles du moyen âge et au commencement des temps modernes, ont» exercé une influence prépondérante sur les progrès de la civilisation en» Allemagne . Les premières, en effet, ont contribué le plus à faire prospérer» dans les contrées germaniques la classe bourgeoise moyenne, élément» essentiel des sociétés modernes, en même temps qu’en plein régime