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L' Europe (sans la France) : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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S44 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.

nord l'énorme plateau de Transylvanie. — Le plateau de Transylvanie (Erdely) est la citadelle on le bastion de la Hongrie , la montagne métal-lique: son nom lui vient des forêts qui la couvraient jadis ; les Allemands l’appellent Siebcnbürgen , soit à cause des châteaux forts que portel’écusson de la communauté saxonne, soit à cause de la chaine de Cibin :la pente générale est tournée vers la Hongrie : l’intérieur (mezôseg) estsillonné de chaînes secondaires déboisées séparant des vallées humides etargileuses. Le plateau transylvain s'appuie : 1° au nord sur les monts deLapose tdc Biick (1 000) coupés par le Szamos ; —2° à l’est, sur la chainede granit et de quartz qui commence au pic Ineu (2 280 m.), se prolongepar le massif volcanique de l’ielroszul (2)00 m.) où elle se dédouble :(a chaine orientale prend les noms de monts de Gyergyii. monts de Csiket de Béreczk ; la chaîne orientale volcanique, ceux des monts de Giirgêny(UH m.), Ilargita (1800 m .), Bersany (1200 m.) que perce l’Aluta audéfilé de Iiakos. — 3® Au sud, le plateau est limité par un ensemble de chaînesforestières très élevées qui sépare les hautes plaines de la Transylvanie des hautes vallées de la Valachie ; au pied du versant septentrional lesplaines sont bien cultivées et fertiles comme celles de Fogaras : le versantvalaque est escarpée! sillonné de ravins. A l’est des monts de liodsa (1950 m.)s’élève, au sud de Kronstadt , la chaine de lirasso dominée par le Burses.« Ce groupe l’emporte sur tous en beauté, et serait même sans rival,» dans toute la chaine des Carpathes , si les Tatras n’existaient pas. C’est» un labyrinthe de montagnes énormes, séparées par des gorges profondes ;» tout le haut est du roc nu, tacheté de buissons rabougris, d’herbes rares» ou de lichens. Cette partie rocheuse, d’un développement parfois consi-» dérable, se termine tantôt par des crêtes furieusement déchiquetées, tantôt» elle s’étale en spacieuses terrasses, dont les talus verticaux plongent dans» l’ahime. Le groupe entier, vu de la plaine, produit un cll’et grandiose. »(A. de Gkiundo.) Les autres principaux massifs sont : le Xegof (2 530 m.);le Surian (2 01)0 ni.) au nord du riche bassin Rouiller de l’etrozseny; laSarka (2 500 m.), sources du Schyl, de la Motrn, de la Cerna, des affluentsde la Ternes et du Maros; le l’ojana Itiixka (1 3<i0 m.).qui s’étend au nordjusqu'au Maros au défilé de Dobra; enfin les montagnes du Banal (montFzemenick, t 435 m.), recouvertes de forêts, riches en houille, sel, fer,et resserrant le cours du Danube, de Itazias à Orsova , entre elles et leschaînes calcaires du Golubinskc l’Ianina. — 4° A l’ouest, le plateau estlimité par le groupe des monts de Krazna et l’imposant massif des montsBihar (1845) qui renferme les plus riches gisements miniers, or, argent,plomb, et dont les versants sont plantés de vignes. Les passages de Krosna,ttodza, Al Schanz, Tümos et Torsbourg franchissent la chaîne du sud :la roule la plus importante est celle qui conduit par Tümûs à Sinaia etPloiesti (Roumanie ) et qui, depuis 1880, est doublée d'un chemin de fer.

Cours d’eau; lacs. — De l'immense cercle de montagnes qui enveloppentles provinces centrales de la monarchie austro-hongroise coulent dans toutesles directions les tributaires de bassins fluviaux européens , qui n'appar-tiennent à l’Autriche extérieure que par leurs sources ou leurs hautesvallées : 1° Versant de l’Adriatique : la Chiese (148 kil.), affluent def’Oglio, venue des glaciers de l'Adarnello, par le val de Fumo, le val diDuone, le val Ituona (route des Giudicaria), entre en Italie à l.odrone ; —la Sarca, venue du l’resanella par le val de Rénova, le val ltendena, ladépression des Giudicaria, entre près de Torbole dans le lac de Garde ouBenaco (50 kil. sur 3 à 16; prof, maximum, 295 m.); la frontière autri-