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L' Europe (sans la France) : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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AUTRICHE-HONGRIE .

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pour me ralentir, et j’y parvins. Je goûtais le soulagementd'une allure plus douce, quand j’entendis sur ma tête un grandbruit et le roulement d’un corps qui arrivait sur moi avecvitesse. C’était un de mes compagnons. Je voyais déjà salumière vaciller à peu de distance au-dessus de ma tète. Unegoutte de cire tomba sur ma main. J’allais l’avoir tout entiersur les épaules. Je ne l’attendis pas: Je desserrai les doigts; jedonnai de l’éperon, et je me laissai de nouveau rouler avec unegrande vitesse sur la pente. Une minute après je touchais terre

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avec un choc assez rude. Mes compagnons y arrivèrent succes-sivement, comme des gouttes d’eau qui roulent le long d’unebranche. Nous nous retrouvâmes debout, étourdis, ébahis,moitié, contents, moitié fâchés, en somme plus morts que vifs...

« ... Notre répit ne fut pas de longue durée. En moins decinq minutes, nous arrivâmes au bord d’un nouveau trou. Ilfallut recommencer l’exercice... Ces échelles s’appellent rolles.Nous en descendîmes quatre ou cinq... Le plus extraordinaire,c’est, après de longs circuits dans les galeries et plusieursvoyages dans les rolles, de se trouver tout à coup au bord d’ungrand lac. Une voûte convexe et surbaissée pèse sur lui. On(lirait une grande cuve de marbre brut. Des lampes penduesalentour, et allumées en notre honneur, ne dissipaient qu’àmoitié son ombre. Un grand radeau noir était amarré à la rive.