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L' Europe (sans la France) : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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C78 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.

La plupart des lies de l’Archipel sont des dépendances de la côte d'AsieMineure. A la côte d’Europe appartiennent : Thaso, 192 kilom. car., cou-verte de montagnes boisées (mont Jpsario, 1045 m.); — Samothraki ,170 kilom. car, dominée par la pyramide du Phengari (1680 m.); —Imbros , 220 kilom. car., très montueuse (mont Saint-Elie 525 m.); —Limno ou Stalimène,440 kilom. car. ; creusée par de profondes haies etcouverte de volcans éteints. — Au sud, la grande ile de Crète ou Candieprésente un contour fort irrégulier, surtout le long du littoral du nord, creuséde golfes profonds ( Kissamos, la Canée, la Suda , YArmyro, Mirabelle ),Sitia ), et hérissé de promontoires et de caps (Grabouse, Spada, Mé-leca, Drapano, Rétimo , Slavro, etc.). Au sud le principal golfe est celuide Messara. L’ile est parcourue de l’ouest à l’est par de hautes chaînesreliées en un même système ( monts Blancs, Aspro Vouna, massif duPsiloriti ou mont Ida (2 500 m.); Madara Vouna, monts Lassiti et Sitiapou Dicte'). « Le voyageur qui longe les rivages crétois, et surtout celui» qui parcourt les campagnes de l’ile et en gravit les sommets, voit courir,» presqu'en ligne droite sur une longueur de 35 lieues environ, la chaîne» de montagnes qui forme comme l’épine dorsale de la Crète ; il la voit» s'élever et s’abaisser, se relever et redescendre encore, enfermer dans» ses plis ou serrer entre ses escarpements et la mer de profondes vallées,» des plaines étroites qui n’ont pour ainsi dire pas de communication» avec le reste du pays, et il ne peut se défendre de penser qu’il y avait» bien des chances pour qu’un sol ainsi découpé et fractionne ne réussit» pas à échapper au morcellement politique... » (G. I’EnnoT).

Relief du sol. — Le centre de la péninsule des Balkans est formé parune région haute de 500 à 600 m. que dominent partout des chaînes de 2500à 3000 m. : c’est le plateau ou la haute plaine de Kossovo , où l’on ren-contre les villes de Pristina, Ipek, I’risren, Uskub . De ce plateau descen-dent dans des sens opposés, le Drin à l'ouest; l’Ibar et la Morava au nord;l’isker au nord-est; fa Maritza au sud-est; la Strouma et le' Vardar ausud. C’est le nœud central des montagnes de la péninsule; on l’appellesouvent le plateau de Mœsie . — Au centre du plateau est le Kara Dagh,

2 000 m. Les autres chaînes, très confuses, peuvent ainsi se grouper :1» au sud de Prisren et d'Uskub les longues crêtes du Schar Dagh

3 000 m. et du Tama, dirigées du nord au sud, et à leur suite les montsIlagora et Peristeri, 2850 m., qui dominent les lacs d'Ochrida et de Presba;1 ’Oramali et le Tomor entre lesquels coule le Devol ; les chaînes de Gram-inos et de Metzovo qui vont rejoindre le Pinde hellénique; —à l'ouest,dans la région de la Voïoussa, les monts Nemerzika et Ergenik, le Mi-tsikeli qui domine à l’est Janina et son lac, et la longue chaîne de Tchikasont parallèles à la côte ; à l’est, les monts Sucka Gora, Nidje (2517),et Ostrowo dominent en Macédoine une région lacustre; au sud lesmonts Volulza et Tchabka et l’énorme chaîne de l'Olympe séparentla Macédoine de la Thessalie grecque. — 2° au nord-ouest de Prisren,se suivent les chaînes de Diakova, le Schlieb Planina, le Visitor(2079), le Kom 2436 m., les monts Bielastilza et Liubilschuya, àdroite de la vallée du Lim; les monts Sucha et Rogosna entourent l'iharsupérieur, au sud de Novibazar — 3° au sud-est, les Dovanilza Pla-nina et le Komavo entourent les affluents supérieurs de la Strouma ; lemassif isolé du Perim Dagh (Gôl Tepe, 2 681 m.) s’étend entre laStrouma et le Karasou, et forme comme le rebord de l’énorme massif demontagnes appelé Rhodope ou Despoto Dagh (montagnes des prè-