Buch 
L' Europe (sans la France) : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
Entstehung
Seite
850
JPEG-Download
 

830 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.

merci près d'Ancône. Le delta du Pô forme un large promontoire vaseuxqui avance sans cesse dans l'Adriatique , et qui est flanqué de lagunes im-menses : au sud celles de Comacchio , découpées par des chaussées d’allu-vions, diminuent d'année en année; au nord sont celles de Venise , de Mala-mocco et du Lido que les ingénieurs vénitiens défendent contre l’envasement.Cette formation de lagunes et de lidi, produite par les fleuves « travail-leurs » qui descendent des Alpes , se prolonge vers les bouches de la I.ivenza,de Tagliamento et de l'Isonzo jusqu'à l'entrée du golfe de Trieste.

Les îles. — Sardaigne . Elle est longue de 245 kilomètres du nord ausud, de Pile dei RazzoH au cap Tculada, d'une superficie de 23 842 kilom.carrés, peuplée de 582 UOü habitants, y compris les 44 ilôts adjacents.Cette grande ile, que les Grecs appelaient lchnousa (semelle ou sandale)à cause de sa forme, est située dans la mer Tvrrhéniennc, au sud de laCorse dont le détroit de Bonifacio la sépare. Elle est à 30(1 kilomètres dela Sicile, à 481 de l’Afrique, à 193 de Naples . Les côtes orientales sontescarpées et peu accessibles; au centre se creuse en demi-cercle régulierle golfe d 'Orosi; au nord le littoral est plus découpé; la baie de Terranovaabrite un bon port; une chaîne d'ilots (Maddalena, Caprera , etc.) se déve-loppe en face de la Corse; à gauche du cap délia Testa se creuse le grandgolfe dell’Asinara, flanqué à l’ouest par file de ce nom. — Le littoral occi-dental, plus accidenté, présente les baies délia Caccia, de Porto Conte,et û'Alghere, le profond golfe d 'Oristano, bordé d’étangs et de marécages,et les îles monlueuses de San Pietro et de San Anlioco, celle-ci reliée àla Sardaigne par un ancien pont d’une arche. — Au sud, s’ouvre le golfedi Palmas, et entre les caps Spartivenlo et Carbonara la baie deCagliari , au fond de laquelle se creuse la rade et le port magnilique de lacapitale de l'ile.

A l’intérieur, la Sardaigne est couverte de massifs montagneux désor-donnés, séparés les uns des autres par des dépressions et des vallées,anciens fonds de mer desséchés. Les principaux sont au nord : les chaînesîle Gallura et JAmbara (monts Gigantina et Ilalestreri, 1310 m.). — Al'est la chaîne la plus longue de l’ile longe la côte et va du cap Longo Sanloau cap Carbonara (monUl/uo, massif du Gennargentu ou mont d'Argent,1864 m., mont Spada, 1620 m.); — à l'ouest, sont les monts gra-nitiques de la Nurra, de Marghine, de Linas (1140 m.), de PunlaSevera. Les anciens cratères de la Sardaigne sont éteints. — Les principauxcours d’eau sont: le Tirso, alimenté par les neiges du Gennargentu, quicoule du nord-est au sud-ouest; — le Fiume de Bosa, le seul navigable, leSamassi , tributaire du golfe de Cagliari ; le Flumendosa, issu du Gen-nargentu, coulant au sud-est; le Coghinas, venu des monts de Marghine,qui se jette dans le golfe de l’Asinara. Tous ces cours d’eau sont des tor-rents, qui manquent d'eau l'été ; quelques-uns se perdent dans des maraisou des étangs saumâtres, et n’arrivent pas jusqu'à la mer.

Ile d’Elbe (lïlba). — Elle est la plus grande ile de l’archipel Tyrrhé-nien (80 kilom. de circonférence: 24 de Test à l’ouest, 9 du nord au sud;221 kilom. car.; 22 000 bab.). Elle est située en face de Piombino (Toscane )dont elle est séparée par un canal de 8 kilomètres. — L’ile d'Elbe est tra-versée dans sa longueur par une chaîne dont le point culminant est lemont Capanne, à l’ouest (1 000 m.). La partie orientale n’est qu’un im-mense bloc de minerai de fer, qui a été exploité dès la plus haute anti-quité et qui parait inépuisable. Les côtes sont escarpées et découpées (capsdélia Vita, au nord; de la Calamita, au sud-est; di Campo, à l’ouest).