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ou Marroqui ; et à la suite, le détroit de Gibraltar , et la Méditerranée ausud-est et à l’est jusqu’au cap Cerbera. — Les frontières ont un déve-loppement de 3355 kilomètres; 1 228 terrestres, 2123 maritimes. — Laplus grande largeur est de 1 020 kilomètres du cap Creus au cap Falcoéiro ;ta plus grande longueur de 856, du cap de Pcnas à l'ile Tarifa .
Situation astronomique. — 35° 59' à 43° 4T lat. IV.; — 0° 59’ à 11° 39’long. E.
Climat. — Il est généralement tempéré : mais l’altitude considérable duplateau central de Castille (500 à 700 m.) abaisse la température normale,et donne au climat un caractère continental. — Dans les Castilles la tem-pérature a des revirements soudains; les froids sont rigoureux, les étésbrûlants ; le norte, qui souffle du nord, se glace en passant sur les neigesdes Pyrénées ; le solano, qui vient du sud, brûle la végétation. Le climatde Ma'drid est redouté des étrangers ; l’air est pur, mais trop vif et troppénétrant : « l’air de Madrid n’éteint pas une chandelle, dit le proverbe,mais il tue un homme. » (Température moyenne •+• 14° 37, plus haute + 40°,plus basse — 10°.) — Le climat de l’Andalousie est presque celui del’Afrique , la chaleur est accablante l’été; pas une goutte de pluie ne tombede juin à septembre. Dans ces « Iqdes de l’Espagne , » la belle saison estl’hiver; en février la campagne est dans toute sa beauté; de Gibraltar àAlicante , la zone du littoral jouit d’un climat semi-tropical. « Les dattiers,orangers, cotonniers, la canne à sucre y croissent comme dans un immenseespalier.» (Température de Grenade 18° 9; de Séville , 20°; de Gibraltar , 20° 7.)Il tombe l m , 084 à 2 m , 060 et parfois 4 m , 60 de pluie sur le versant septen-trional des Pyrénées cantabriques ; à Madrid , la moyenne annuelle estde 0 1 ", 273; à Saragosse , 0 m , 347; à Barcelone , 0">,400; à Grenade , l m ,232;à Séville , 0 m ,664.
Relief du sol de la pininsule Ibériq'ue. — L’Espagne et le Portugal quisont divisés en Etats distincts, sont « dans l’organisme européen un mem-bre indivisible ; c’est une seule et même terre, de même origine et de mêmehistoire géologique, formant un tout complet par son architecture de pla-teaux et de montagnes, par son réseau circulatoire de rivières et deileuves. » Dans son ensemble, Ta péninsule est un haut plateau de 700 mè-tres environ, sillonné par des massifs ou cordillères d’une élévationvariable : le pourtour du plateau est escarpé, les rivières ont creusé desvallées profondes dans l’épaisseur des terres. Les deux plus hautes chaînessont aux deux extrémités : les Pyrénées et la Sierra Nevada.
« Peu de chaînes de montagnes, dit M. E. Reclus (Itinéraire de la» France de Joanne), offrent une disposition aussi régulière que les Pyré-» nées. De même qu’une branche d’arbre, ou mieux encore une feuille de» fougère se divise et se subdivise, à droite et à gauche, en petits» rameaux, en feuilles et en folioles, de même aussi chaque nœud de la» crête donne naissance, de côté et d’autre, à une chaîne transversale en» tout semblable à la chaîne mère, si ce n’est qu'elle est beaucoup plus» courte et s’affaisse par chutes successives jusqu’au niveau des plaines» avoisinantes. Les crêtes transversales sont parallèles entre elles, et sépa->* rées les unes des autres par de profondes vallées où descendent les gla-» ciers, où mugissent les torrents, où circulent les sentiers. Les vallées» correspondent d’un côté à l’autre de la chaîne principale, et commu-» niquent ensemble par le col, port, ou passage, c’est-à-dire par la dépres-» sion formée entre deux cimes. » Les Pyrénées ne ressemblent pas auxAlpes ; elles n'ont pas, comme celles-ci, les massifs de hauteurs, chargés