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Atlas formant le tome VIII.
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BIBLIOTHEQUE HISTORIQUE ET MILITAIRE.

nement de leur disputer le village d’Eisdorf: culbutes sur tous les points, ils 1 aban-donnent en desordre.

La droite des allies [vert jaunätre et noir) se trouve alors debordee par le princeVice-Roi qui a passe le Floss-Graben ( rouge carmin ), tandis queles marechaux INey etMarmont le pressent de front de Gr. Gorscben ä Starsiedel, et que le general Bertrandavec le quatrieme corps ( rouge carmin), debouchant par Gossereau et Kolsen, lesdeborde sur leur gauche et refoule, devant lui, les escadrons de Wintzingerode [noiret vert jaunätre) . Lauriston, maitre de Leipzig, se dispose, de son cöte, ä pousser Kleist ,qui lui est oppose, dans la direction de Connewitz.

Dans cette Situation inquietante, le general en chef Wittgenstein se häte d’ordon-ner la retraite de ses premieies lignes; tous les villages, theätre du brillant couragede nos jeunes soldats, restent en leur pouvoir, et 1 armee frangaise se deploie en avantd’eux [noir], Les allies regagnent la position qu’ils occupaient au commencementde la journee [vert clair et noir), oü l’arrivee des gardes russes leur pennet de semaintenir jusqu’ä la nuit qui facilite leur retraite. Blücher qui, avec sa cavalerie, s’estaventure dans l’obscurite ä travers nos lignes, regoit une rüde legon du marechalMarmont et rejoint avec perte l’armee de Wittgenstein qui se retire en deux colonnessur Dresde et Meissen .

L’une de ces colonnes fut suivie par le quatriüme et le douziüme corps, l’autre parle sixieme, le onzieme et la garde. Le marechal Ney, avec son corps et celui dugeneral Lauriston, se dirigea sur Torgau pour s’y reunir au marechal Victor et augeneral Regnier.

Cette bataille, livree ä l’improviste par une armee de quatre-vingt mille conscrits,sans cavalerie, ä cent sept mille soldats exerces, dont un quart de troupes ä cheval,est un des plus brillants faits d’armes que nous ayons eu ä analyser; si les resultatsen furent moins brillants qu’on aurait pu le desirer, c’est au manque de cavaliersqu’il faut l’attribuer; la poursuite de l’ennemi s’en ressentit: eile n’eut pas la vivacitenecessaire. Wittgenstein put reparer le desordre de ses troupes et nous empecherd’enlever les trophees dont nous nous serions rendus maitres si on ne lui avait laisseaucun repit.

Cependant son armee perdit quinze mille hommes tues et deux mille prisonniers,sans compter les blesses; les princes de Hesse-Hombourg et de Mecklembourg-Strelitz etaient au nombre des morts. Les Frangais compterent douze mille hommeshors de combat. Le general Gourre fut tue; et les generaux Girard, Brenier, Chemi-neau et Guillot blesses.

BATAILLE DE BAUTZEN.

(20 et 21 Mai 1813.)

Wittgenstein et Blücher, en laissant ä l’Empereur le champ de bataille de Lutzen ,s’etaient retires avec rapidite sur Dresde et Meissen ; neanmoins l’arriere-gardeprussienne fut atteinte et culbutee sur la Mulda, mais Miloradowich parvint ä couvrirsa retraite. Le Vice-Roi, poussant l’ennemi avec vigueur, le battit ä Elsdorf , ä Wor-sen et ä Wildruf. Le 7 mai, les ennemis repasserent l’Elbe : les Russes ä Dresde , lesPrussiens ä Meissen. Le 8, l’Empereur parut devant Dresde , que Miloradowichoccupait avec son corps. Ce general russe detruisit lesponts, brüla les magasins ets’appreta ä defendre la ville neuve, situee sur la rive droite de l’Elbe . Un pont, jetesur le fleuve, fut mis en danger par une crue subite des eaux, mais les soldats fran-gais, dedaignant ce moyen de passage, s’emparent de longues echelles , les jettentsur les arches du pont que l’ennemi a fait sauter, les franchissent et penetrent dansNeustadt. Miloradowich se retire aussitöt, et Dresde entier est en leur pouvoir. Le12, le roi de Saxe, retire ä Prague, rentra dans sa capitale oü Napoleon le regut avechonneur, et le Vice-Roi partit pour l'Italie oü il allait prendre le commandement del’armee qui s’y formait.

Divers evenements politiques retinrent l’Empereur dans cette ville, pendant queson armee suivait celle des allies dans sa retraite. Des negociations trompeuses de la

part de l’Autriche , prete ä se declarer contre lui, une trahison menagante chez lestroupes saxonnes, le desir de se vom rejoint par sa cavalerie remontee ä la hate, arre-terent sa marche et donnerent, a 1 ennemi, la facilite de se retrancher dans le campde Bautzen .

Enfin, le 20, il arriva devant cette ville dont les hauteurs environnantes, reconnuesä l’avance par les allies , etaient couvertes de redoutes et occupees par leur armeeaugmentee de deux divisions de grenadiers aux ordrcs de Barclay de Tolly . Elle etaitobservee par les corps de Bertrand, de Marmont, de Macdonald et d’Oudinot, enattendant l’arrivee de la cavalerie de Latour-Maubourg et de deux divisions dejeunegarde qui suivaient l’Empereur.

Le marechal Ney qui, le 3 mai, s’etait dirige avec son corps et celui de Lauriston,sur Torgau oü il joignit le septieme corps commande par le general Regnier, et enpartie compose de Saxons, n’y passa l’Elbe que le -13, par suite des mauvaises inten-tions du general saxon Thielmann, qui, force par son roi d’obeir, passa aussitöt apresdans les rangs ennemis. L’Empereur, apres avoir mis sous le commandement de Neyle deuxieme corps (marechal Victor ), lui donna I’ordre de se porter, avec ces quatrecorps, sur Dahme et Lukau, et de faire des demonstrations sur Berlin , en iiant ses