VENISE ET BOHfiME.
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Les filets opaques et colores sont disposes a la main dans unmoule, qu’on met ensuite au four, dont la chaleur amollit et reunitces filets; puis, le moule retire du four, on Souffle dedans une piecesuivant la methode ordinaire : la pate de cette piece rencontre les filetscolores qui, amollis par le feu, s’engagent dans samasse de la maniere laplus intime. Quand l’incorporationest parfaite, on retire la piece dumoule, et il n’y a plus qu’ä proce-der ä la paraison et au polissage.
Le secret de cette prepara-tion, retrouve par les Venitiensfut soigneusement garde par ceux-ci et par les Bohemes, qui letenaient je ne sais d’oü. Un habileverrier francais , M. Bontemps,directeur de la cristallerie de
par la superiorite de ses produitsdans tous les genres, le devinapourtant, ce qui valait mieux poursa gloire que de l’acheter.
MILLEFIORI OU VERRES M0-SAIQUES. — Le type le plus com-mun du millefiori , c’est le presse-papier en cristal transparent, aucentre duquel on voit une fleurepanouie, un bouquet ou une guirlande de fleurs variees : d’oü sonnom, quisignifie tout simplement mille fleurs. Ges objets se fabriquentegalement dans toutes les verreries. Les procedes d’execution sont äpeu pres les memes que pour les xerres filigranes.
On prend des petits troncons de baguettes de verre colore, ouplutot des tubes formes par la reunion de ces baguettes, et onen forme soit une fleur, soit un bouquet, en les travaillant ä lalampe. Gela fait, l’objet est chaufle au degre convenable, puis plongedans la petite masse de cristal en fusion, qui se referme aussitot pardessus et le tient emprisonne. On laisse refroidir au four et l’on achevecomme toute autre piece.
Les verriers autrichiens sont aujourd’hui les plus habiles danscegenre de travail.
Choisy-le-Boi, justement celebre
Fig. 10. — Vitrail dd xvi 0 SIECDB (page 79).
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