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LES AKTS ET METIERS ILLUSTRES.
qu’ä ce que la päte soit bien petrie ; 2° le battage a la main; 3° le bat-tage möcanique. Nous avons decrit la premiere de ces methodes debattage, a propos du battage de la terre ä poterie commune; I’autreest fondee sur l’emploi de machines diverses, dont le malaxeur meca-nique employe dans les briqueteries, et que nous avons egalementdecrit en consequence, est le type courant.
POURRISSAGE. — La päte bien petrie, lorsqu’elle doit servir a desfabrications particulierement soignees, est divisee en fragments,reunis ensuite* mais non par leurs points de Separation, car ce cou-page a pour objet d’en meler les differentes parties pour assurer a lamasse une homogeneite parfaite. C’est alors qu’on jette la päte dansdes fosses cimentees, ou on la conserve dans l’humidite plus ou moinslongtemps, plusieurs annees quelquefois, pour la faire pourrir. Elley subit, en effet, une veritable fermentation, par suite de la decompo-sition des matieres organiques qu’elle renferme : la pate a faiencefine, de blanche qu’elle etait, devient noire par l’effet de cette decom-position ; mais eile redevient blanche au sechage.
On a conteste l’utilite, ou du moins la necessite du pourrissage ;mais il est certain que les pates ainsi traitees sont devenues plusliantes, plus homogenes et susceptibles d’unretrait moins considerableet moins brusque que les autres ä la cuisson : ce sont la des qualitesqui valent, croyons-nous, la peine qu’on se donne pour les obtenir;qu’eiles soient indispensables, par exemple, c’est une autre affaire.
Pour la faience commune, en tout cas, la pate est employee aus-. sitot apres le ressuage, et le plus souvent meme apres un ressuageassez sommaire, neglige toutefois entierement, comme on l’a vu, pourles poteries communes.
FAGONNAGE DES PIECES. — Les pieces sont faqonnees de diversesmanieres, suivant leur forme. Nous avons dejä parle du faconnage autour, mais il nous faut y revenir; d’ailleurs, outre le travail de la patemolle, il y a pour la faience le travail de la päte durcie au moyen dedivers outils inutiles dans le premier cas. Enfin il y a le moulage, quis’obtient par plusieurs procedes tres distincts. Nous nous occuperonsd’abord du faconnage au tour de la päte molle, en donnant commeexemple la fabrication de quelques pieces d’un usage courant.
Fagonnage d’une assiette. — Les plats, plateaux, assiettes, sou-coupes et, en general, toutes les pieces plates et rondes s’executentcomme il suit. L’ouvrier prend la quantite de päte necessaire, qu’il bat