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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
impermeable aux liquides et meme de Ia garantir daus une certainemesure contre les hasards dangereux des heurts.
Les pieces etaient cuites dans des cazettes percees de trous pourdonner issue a la vapeur d’acide chlorhydrique.
G’est le meme Systeme de glacure qu’ont recu les faiences d’Oi-ron; mais, comme nous l’avons dit, il est evident qu’une petite quan-tite d’oxyde de plomb ou d’oxyde d’etain a ete melee au sei dans laglacure de ces dernieres : il y a, du reste, des exemples d’un pareilmelange dans quelques specimens de la white wäre des freres Elers.Cette couverte resiste ordinairement au feldspath et n’est rayee quepar le cristal de röche — a moins que l’introduction du plomb nel’amollisse; —la pate, par exemple, peut etre usee par le feldspath.
PROCEDES DE FABRICATION. — Le moulage etait le principal pro-cede employe a la fabrication de cette poterie, et les moules, pour lespieces les plus fines au moins, etaient en metal : il existe des speci-mens de ces moules, quoique fort peu. Ils livraient terminee, souvent,la piece qui leur etait confiee, füt-elle chargee d’ornements en relief;mais il y avait aussi de petits moules speciaux dans lesquels les petitsornements, tels que fleurs, feuilles, cartouches, etc., etaient moulesa part pour etre ensuite appliques sur la surface du vase faconne autour : la glacure, couvrant le tout, consolidait alors cette applicationet faisait disparaitre en meme temps toute trace de raccord.
UNE TRAHISON INFAME. — Les freres Elers travaillaient dans leplus grand secret a la nouvelle faience blanche, au grand deplaisir deleurs voisins et concurrents. Plusieurs tentatives ayant ete inuElementfaites pour decouvrir leurs procedes, la trahison s’en mela. Un habilepotier de Burslem, nomme Astbury, feignant l’idiotie, se fit admettrecomme homme de peine dans leur manufacture, s’empara du fameuxsecret et, lorsqu’il en fut maitre, quitta ceux qui l’avaient accueilliparce qu’il avait su les apitoyer sur son infortune et appliqua leursprocedes pour ainsi dire sous leur nez (1). Ruines peut-etre par cetteconcurrence deloyale, en tout cas abreuves de degoüts, les freres Elersabandonnerent en 1710 leur etablissement et le comte de Stafford.
Astbury et quelques autres continuerent pendant quelques annees
(d) Les traites frantjais sar la ceramique, et meme quelques ouvrages anglais de peu d’auto-rite, rapportent que, vers 1700, Astbury, ayaut decouvert par hasartl que le silex noir devcnait blanopar la calcination, appliqua au blanohiment de sa pAte la decouverte qu’il avait faile. On voll quela decouverte n’etait plus ä faire et que le hasard joue ici un fort vilain röle.