HIST01RE DE LA PORCELAINE.
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Peut-etre, le temps etant un grand maitre, comme on sait, le melange,au lieu de s’etre simplement converti en pate plastique d’une finesseextraordinaire, se fut-il presente, au bout de quatre-vingts ans, sous laforme d’un vase de Sevres tout pret pour le concours.
LA PORCELAINE EN EGYPTE . — Gette mention nous servira tou-jours a etablir que, des lors, laporcelaine de Chine etait repandue dansl’Europe meridionale; et, en effet, nous savons d’autre part qu’elle yfut introduite par les Portugals en 1518. Depuis longtemps dejä, lesArabes en possedaient, et les vases de porcelaine figuraient parmi lesobjets precieux qu’ils echangeaient en present. Tout cela venait de laChine; les marchands du Caire , au temoignage de Belon, pretendaientbien qu’ils tiraient ces objets de Finde, mais Belon lui-meme les con-tredit, — sans trop savoir pourquoi, ä la verite.
EN CHINE ET AU JAPON . — Bien certainement, la porcelaine deChine se faisait en Chine; Marco Polo , qui ecrivait dans les dernieresannees du xm® siede, parle dela ville de Timigui, dansla « provence »de Fuchin, comme d’un centre industriel important oü l’on fabriquait« escuelles de porcellaine grant et petit, les plus belles que Ion puissedeviser. » Depuis quand faisait-on de la porcelaine en Chine ? — G’estlä une question sur laquelle il n’y a plus moyen de s’entendre. On nes’entend meine pas sur la date de la construction de la tour de porce-laine de Nankin , qui etait en faience! — Gependant, comme il paraitcertain que le secret de cette fabrication fut livre par des Coreens auxJaponais, Fan 27 avant l’ere actuelle, notre devoir est d’admettre queles Chinois possedaient ce secret quelque temps dejä avant cette epo-que, disons un siede ou deux.
MARQUES DES PORCELAINES DE LA CHINE . — Pour les porcelaineschinoises dont l’origine ne remonte pas au delä du x® siede de notreere, on possede un moyen assez sür d’en determiner la date et le lieude fabrication : c’est l’examen des signes, ou marques de fabrique,peints sur chaque piece — ou plutöt dessous. Nous empruntons auLivre d’un curieux, de M. Feuillet de Conches, quelques renseigne-ments ä ce sujet : « Assez souvent en Chine , y lisons-nous, les mar-ques de fabrique etablissent l’äge des monuments ceramiques au moyend’un sujet peint ou de caracteres chinois, indiquant l’artiste, l’usage duvase et le lieu de sa fabrication. De 960 ä 963, c’est un acore ou joncodorant peint sous le pied des porcelaines; de 969 ä 1106, ce sont