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Tome premier.
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LES AKTS ET METIERS ILLUSTRES.

De meme, on fait pourrir cette pät.e en la conservant longtempssous l’eau, plus d’une annee generalement; et, de meme encore, eileest petrie, de preference par la methode elementaire du marchage,mais aussi par toute autre. Le procede du marchage permet d’amenerla terre a la forme de gros boudins que Ton reduit ensuite en frag-ments ou copeaux auxquels on donne le nom de tournassures ; on ymele des tournassures de vieilles pates et Ton repetrit jusqu’ä homo-geneite parfaite. La pate a porcelaine exige plus que toute autre unepreparation soignee, parce qu’elle est courte, et partant d’un facon-nage laborieux et assez difficile.

Toutes les operations indiquees accomplies avec le soin indis-pensable et dans leur ordre, la pate est prete a etre mise en oeuvre.

FACONNAGE DE LA PORCELAINE. — Le faconnage des pieces deporcelaine s’effectue par les moyens dejä decrits, c’est-ä-dire par letournage et le moulage; nous n’y reviendrons pas. II y a, toutefois,une methode de moulage dont nous n’avons pas eu ä nous occuper,parce que c’est dans les manufactures de porcelaines qu’elle est spe-cialement employee : il s’agit du moulage par coulage. Cette methodeest appliquee a l’execution des pieces creuses aux parois peu epaisses,tubes ou vases.

MOULAGE PAR COULAGE . — Pour faire un tube, par exemple, ondispose verticalement un moule double, c’est-ä-dire forme de deux co-quilles, dont on bouche l’orifice inferieur; on verse de la barbotinepar l’orißce superieur, une fois, deux fois, jusqu’ä ce qu’onaitpu con-stater qu’une certaine quantite de la pate claire s’est fixee aux paroisdu moule. On debouche alors l’orifice inferieur, et l’exces de barbotines’echappe. Si le tube n’a pas acquis du premier coup l’epaisseur re-quise, ce qui est plus que probable, on laisse la premiere couche seraffermir un peu, on bouche ä nouveau, et Ton recommence l’opera-tion jusqu’ä perfection.

Pour une tasse, le moule n’est autre cliose qu’une cavite mena-gee dans un bloc de plätre, et dans laquelle on verse de la barbotinebien claire ; les parois poreuses du moule s’emparent de l’exces d’eau,et une pale d’epaisseur fort modeste reste coliee aux parois : si l’ona pour but d’obtenir une de ces gracieuses coquilles d’oeuf aussi le-geres et fragiles qu’une bulle de savon, il n’y a qu’ä s’en tenir ä cettepremiere epreuve et ä rejeter la barbotine non employee; autrement,on attend que les parois de la tasse aient atteint l’epaisseur desiree.