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Tome premier.
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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.

repandue; les conditions de fabrication etant peu dispendieuses, toutcompte fait, son bon mar che explique sa grande popularite. Onexecute toutefois bon nombre d’objets de cette porcelaine en biscuit.

En fait de porcelaines tendres, l’Angleterre compte une si grandevariete de ces poteries que c’est a peine si l’on parvient ä les distinguerles unes des autres. Ge sont generalement des poteries quelconques,translucides et plus ou moins blanches ; dans quelques-unes, il entredu kaolin; les autres, comme la porcelaine de Ghelsea, auraient plusjustement leur place dans la Collection dejä assez nombreuse, il estvrai, de faiences fines. D’autres encore, comme la Jasper wäre deJosiah Wedgwood et leparian, bien que compositions vitreuses, sontquelquefois classees parmi les porcelaines dures. Ge sont des porce-laines opaques, et c’est la presence du kaolin dans le melange qui leurvaut cette injuste faveur : nous disons injuste, bien que ces porce-laines aient une grande valeur artistique, mais qui leur est propre.

LE PARI AN. — Leparian est forme d’un melange de feldspath, dekaolin, d’argile plastique et quelquefois de potasse; il fut invente,en 1842, par un ouvrier de la maison W. S. Gopeland, de Stoke (comtede Stafford), dans Ie but d’imiter Ie marbre de Paros . Gette päte, plusfusible que celle de la porcelaine dure, prend a une haute temperatureune glacure naturelle, comme fait le gres commun, mais avec beau-coup plus de succes, car eile en acquiert toute l’apparence d’un beaumarbre poli.

Le parian est employe surtout a l’execution d’ornements de fan-taisie et a la reproduction d’objets d’art. On en fait egalement desvases, des pots ä fleurs, des coffrets, des statuettes, etc.; et, dans cesdiverses applications, il est naturellement travaille comme toute autrepäte ceramique fine; mais c’est ä la confection des fleurs en bouquets,en guirlandes, etc., destinees a etre appliquees sur la panse d’un vaseou a en ceindre le bord superieur, qu’il faut voir travailler les enfants,garcons et filles, charges de ce departement — ä la manufactured’Etruria, par exemple, fondee par l’illustre Wedgwood.

Quand ces fleurs ne sont pas d’un modele trop complique, voicicomment l’ouvrier procede : son unique outil est une espece de grosseaiguille ä tricoter, avec laquelle il transforme les petites bailes depate molle placees sur un banc ä portee de sa main, en imitation desfleurs les plus variees, avec une rapidite prodigieuse. Il prend un peude cette päte, la roule d’une main, en tire une pincee entre ses doigts,et avec l’outil en question, il en forme une fleur d’une perfection