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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
termes ci-apres, peut etre classe parmi ceux qui ont le mieux reussidans la pratique. Yoici en quoi il consiste:
On commence par produire l’image, comme ä l’ordinaire, surune plaque de verre; puis on passe une couche de collodion tenanten Suspension le fondant prealablement broye dans la glycerine. Apresavoir laisse secher, on plonge la plaque dans l’eau, puis dans unedissolution de carbonate de soude, et on la soumet ensuite ä un lavageä l’eau. Alors on detache l’image de la plaque de verre et on la trans-porte, en ayant soin de placer en dessus le cote du collodion, sur unefeuille de papier enduite de cire pour faciliter le transport final.L’image ainsi detachee est sechee entre deux feuilles de papier buvard,passee ä l’essence de terebenthine, sechee de nouveau, et, dans cetetat, le peintre peut y travailler avec une ou plusieurs couleurs.
Ces operations une fois terminees, la peinture est prete a etretransportee sur un objet ceramique quelconque, apres avoir preala-blement recu une couche d’essence grasse. II n’y a plus qu’ä opererla cuisson, qui a pour effet de vitrifier les couleurs, comme ä l’or-dinaire.
On remarquera que, dans ce procede, les parties retouchees ala main sont en contact avec la surface de l’objet, tandis que la pho-tographie proprement dite se trouve par-dessus les couleurs. G’estparticulierement en cela que consiste la nouveaute du procede, et iln’est pas necessaire que le fini soit aussi parfait, ni que les couleurssoient employees avec autant de soin que si on les appliquait, commeon le fait ordinairement, apres la cuisson de l’image photographique.
LA LITHOPHANIE, — Il s’agit ici non de procede applicable partout le monde, mais d’une invention extremement remarquable etqui a donne, depuis une dizaine d’annees, des produits artistiquesd’une grande beaute, mais ä la suite d’essais bien longs et certai-nement couteux.
La päte de porcelaine, moulee de dessins en creux gradues,colores ou non, et faconnee en plaques pour vitrages, abat-jour,globes de lampe, etc., est ensuite portee au four a biscuit. Lorsqueces objets, ayant subi la cuisson, sontplaces entre l’oeil du spectateuret la lumiere brillante du soleil, d’une lampe ou d’un flambeau quel-conque, les dessins qui les decorent, moules en creux avec d’habilesdegradations d’ombres et de clairs qui constituent tout le secret duphenomene, mais supposent une science et une patience particulieres,lui apparaissent comme s’ils y etaient sculptes en relief, avec une