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Tome premier.
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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.

Outre leur emploi comme objets d’ornement, les diamants ser-vent encore dans l’horlogerie, pour garnir les montures des pivots,comme les rubis.

SYNTHESE DU DIAMANT. — Chimiquement, le diamant n’est pasautre chose que du carbone cristallise, ainsi que l’a demontreLavoisier , en brülant du diamant dans l’oxygene pur : l’experienceproduisit un degagement d’acide carbonique. II s’ensuit qu’il suffitde cristalliser du charbon pour obtenir du diamant : ce n’est pas plusdifficile que cela. Toutefois, les experiences tentees dans ce but n’ontpas donne les resultats qu’on en attendait. Ge n’est pas qu’on n’obtiennedu carbone a l’etat cristallin, mais on en obtient si peu, et au prix detant de difficultes, qu’on serait tente de dire — si l’expression n’etait.triviale — que le jeu n’en vaut pas la chandelle.

G’est par la voie seche que devaient fatalement commencer lesexperimentateurs; mais cette voie ne les ayant menes a rien, ou apeu pres, ils chercherent ä tourner la difficulte. Considerant que cer-tains liquides (comme l’essence de terebenthine qui, enflammee, laissedeposer le carbone ä l’etat solide) sont presque entierement composesde charbon, on demanda ä la voie humide ce que la voie secheparaissait decidee ärefuser. Un savant chimiste, M. Maumene, essayameme d’isoler le diamant de certains composes dans lesquels le car-bone doit exister en cet etat, tels que l’iodure de carbone, qui estune combinaison d’iode et de charbon. Tous les laboratoires de chi-mie s’empresserent d’imiter ces experiences, dans le but louabled’enlever le carbone cristallise ä la detestable compagnie en laquelleil avait le mauvais goüt de vivre sur le pied de l’intimite la plus com-promettante ; mais celui-ci resista autant qu’il put a toutes les seduc-tions, et on n’obtint que des succes partiels, miserablement insuffi-sants.

En 1880, un chimiste anglais , M. Hannay, au cours d’expe-riences ayant un tout autre objet, s’etant apercu que certainesmatieres insolubles dans l’eau, dans les conditions ordinaires, le-deviennent quand on les y chauffe sous une pression assez forte jus-qu’ä leur faire depasser le point critique (intermediaire entre l’etatliquide et l’etat gazeux), eut l’idee d’essayer sur le charbon plusieursdissolvants amenes ä cet etat, dans l’espoir, d’ailleurs assez vague,.d’en obtenir la cristallisation. II n’y reussit point; mais il observa quecertains hydrocarbures, chauffes en presence de metaux ou memede composes azotes stables et so'umis en meme temps ä une forte