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Tome premier.
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LES AKTS ET METIERS ILLUSTRES

II y a toutefois une difficulte assez grave : c’est ä peine si Tonpeut se procurer des tubes capables de resister a l’enorme pressionnecessaire pour decomposer ces hydrocarbures. Des tubes de fer dequatre pouces, ayant seulement un demi-pouce d’ouverture, y ont cedeneuf fois sur dix, dans les experiences de M. Hannay! Malgre tout,le diamant artiflciel est trouve.

DIAMANT NOIR ARTIFICIEL. — Vers le meine temps ä peu pres,le regrette H. Sainte-Claire Deville obtenait, par d’autres moyens, uneespece de diamant noir auquel on a donne le nom de diamant de höre.Mort peu apres cette decouverte, mais non avant de l’avoir renduepublique, Henri Sainte-Claire Deville n’avait pas eu d’imitateur heu-reux, et nos aimables voisins de l’Est, pas envieux du tout, apres denombreuses experiences inutilement repetees, declarerent impossiblela fabrication du diamant de bore et, par consequent, fourbe et cliar-latan l’inventeur. Mais un des eleves.de Tillustre chimiste, M. Debrav,est venu apporter ä l’Academie des siences (seance du 26 aoüt 1883)la confirmation eclatante de la decouverte de son maitre, resultant deses propres experiences, conduites comme il suit :

En chauffant ä une certaine temperature un melange d’acideborique et d’aluminium, M. Debray obtint d’abord un corps cristallinde couleur brune; il continua de chauffer le melange, et son cristalprit une coloration jaune: c’etait une combinaison de borure d’alumi-nium et de charbon; une nouvelle elevation de la temperature luidonna enfin un corps cristallin noir, tres brillant et tres dur,contenant 15 0/0 de charbon, et qui, de son vrai nom, est un carburede bore.

Ce corps a toute l’apparence du diamant noir, dont il se rapprochebeaucoup par ses proprietes physiques. 11 brule dans le gaz chlore,laissant du chlorure de bore et du charbon, et il est insoluble dansl’eau-forte. Mais ce n’est pas de vrai diamant. L’experience deM. Debray, qui vient confirmer par ses resultats la decouverte de HenriSainte-Claire Deville , n’en prouve pas moins que l’idee de fabriquerle diamant de toutes pieces, en isolant le carbone de celles de sescombinaisons ou il se trouve sous la forme cristalline, n’est pas aussichimerique qu’elle en a l’air.

LE PRIX DES DIAMANTS A DIVERSES EPOQUES. — Le prix des dia-mants, malgre les decouvertes qui se sontproduites dans l’intervalle, n’apas sensiblement baisse depuis deux siecles et demi, ainsi qu’il resulte