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Tome premier.
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LES CAMEES-COQUILLE.

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L’ouvrage termine, il faut donner le poli. Pour les camees encoquille, le poli se donne avec de la potee d’etain appliquee a see al’aide d’une brosse un peu dure, mais en y mettant beaucoup de soin,attendu la nature de la matiere, qu’un rien pourrait älterer en deterio-rant le travail d’une maniere irremediable.

qui a sa place

CAMEES DECORATIFS. — La mode a depuis longtemps fait delaisserles camees-coquille, et d’ailleurs toute espece de camees, en tantqu’ornements personnels.

En France , l’Etat encourage la gravure sur pierre,marquee au Salon des Beaux-Arts par unprix quinquennal; il encourage, par conse-quent, la taille artistique des camees durs.

En Angleterre, des artistes habiles,

MM. Francati et Santamaria, ont tente,mais sans grand succes, je le crains, dedonner aux camees-coquille une autre des-tination que l’ornement de la toilette. Ona pu voir, a l’Exposition de 1878, une tresbelle collection de camees graves sur lacoquille meme, faisant voir la nature et lesdifficultes du travail et constituant ä la fois,en consequence, une ceuvre d’art distinguee et un objet d’instruction,ayant sa place marquee au Salon aussi bien qu’ä la bibliotheque ou aumusee. Ges objets charmants sortaient des ateliers de MM. Francatiet Santamaria; ils furent tres admires, justice fut rendue sans parci-monie aux artistes : avec tout cela, je ne vois pas qu’il en soit resulteune revolution dans l’art de graver les coquilles, et je me demande siles admirateurs des camees du Champ-de-Mars se souviennent de lesavoir jamais vus ; pour moi, j’ai le regret d’avouer que je les ai entie-rement perdus de vue depuis 1878.

Fig. 3-i.

Le Koim-Noor (page 285).

TRUCAGE. — Nous parlions tout a l’heure de camees rapportes,c’est-ä-dire dont le relief, execute a part ou enleve d’un fond defec-tüeux, a ete rapporte sur un autre fond. Gette maniere de procedern’est pas nouvelle ; car il y a des camees antiques ainsi disposes, parsuite d’accidents survenus a la plaque naturelle du fond, cela ne paraitpoint douteux. Ce qui les fait distinguer tout de suite des cameesrestes en bons termes avec leur fond natal et trahit leur passage surla roue du lapidaire, c’est cette surface dressee en perfection, unie ä

A. Bitard. — Arts et Met. — Ed. J. Rouff. ElV. 36.