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LES AR'rS'ET M ETI Eil S ILLUST11ES.
passees de mode etplutöt faites pour l’exposition que pour l’usage) etd’une haute valeur artistique reconnue.
ORIGINE ET PROGRES DE LA MARQUETERIE. — On manque de ren-seignements sur l’origine de la marqueterie ; mais il parait que lesAssyriens pratiquerent ce genre de decoration, et nous avons vu JulesCesar empörter dans ses bagages de soldat un plancher de marque-terie pour derober le sol de sa tente au contact de ses pieds delicats.Gette marqueterie, somme toute, ne devait pas etre tres brillante; caron ne connaissait pas beaucoup debois franchement colores, puisqu’onne se doutait meine pas de l’existenee de l’Amerique , patrie de laplupart de ces bois, et Ton etait incapable de colorer ceux que l’onavait sous la main. II s’ensuit que, jusqu’au xv e siede, les plus beauxtravaux de marqueterie n’offraient guere plus de variete, au moinsdans les couleurs, qu’un simple echiquier. Vers la fin de ce siede seu-lement un peintre et marqueteur italien, Jean de Verone, reussit äteindre ses bois d’une assez grande variete de couleurs et meme a lesombrer, de Sorte qu’en les reunissant en dispositions ingenieuses il encomposait de veritables mosa’iques in legno. La France entra presqueaussitot dans le mouvement, gräce aux filles des Medicis, et ne tardaguere a rivaliser avec l’Italie .
Au xvi e siede, la marqueterie etait devenue tellement a la modeque deja on faisait des meubles tout en marqueterie, meme des plan-chers et des revetements. Cette vogue se maintint jusqu’ä la Revolu-tion. A cette epoque, l’art de la marqueterie commenga a tomber endecadence, et le style bete, sous pretexte d’antiquite, que l’Empireimposa a l’ameublement, n’etait pas fait pour le relever. Sous la Res-tauration, les expositions industrielles devoilerent quelques timidesessais de renaissance, qui reussirent pleinement d’ailleurs; et lesprogres de cet art n’ont pas cesse depuis de s’afürmer en France . Maisc’est encore en Italie que la marqueterie regne dans toute sa gloire.A l’Exposition universelle de 1878, nous avons ete oblige de recon-naitre que les marqueteurs italiens abusaient meme un peu de la per-mission, et nous n’avons pas a nous dedire; toutefois, nous n’avonspu nous defendre d’admirer, en dehors des meubles surcharges d’in-crustations, quelques tableaux en marqueterie d’une composition etd’une execution vraiment heureuses, et nous citerons encore avecplaisir, aujourd’hui, le GaliUe ä la cour de Rome, de M. Garassino,cote, par exemple, 10,000 francs.
Les marqueteurs francais valent leurs rivaux d’Italie , tant pour